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Le paradis des animaux

La ferme des Oliviers, à Molineuf, abrite deux structures distinctes : un refuge animalier et une pension pour chiens et chats. Créé en 2007, le premier abrite entre 200 et 250 animaux abandonnés pour la plupart (vaches, ânes, cochons, poneys, moutons, lapins, poules, lamas, dromadaire, émeus, renards, rapaces, sangliers…)

Olivier, le fondateur des lieux, se forme pour obtenir des capacités lui permettant de recueillir d’autres espèces. Au cœur du refuge, une pension pour chiens et chats, créée en 2017 par Blandine, peut accueillir neuf toutous et cinq matous, de la demi-journée à plusieurs semaines. Les chiens bénéficient d’un grand parc arboré, les chats de boxes individuels chauffés avec un accès grillagé à l’extérieur.

Le refuge fonctionne grâce à des
bénévoles et a besoin de dons pour nourrir les animaux et entretenir leurs parcs.

 EN SAVOIR PLUS 
Refuge : fermedesoliviers.e-monsite.com
Tél. 06 21 24 28 14
Pension : www.ledomainedegrimawen.fr
Tél. 06 62 01 20 40
La Ferme des Oliviers

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Comment l’animal devient un mode de vie

Le fondateur de la ferme des Oliviers à Molineuf (Valencisse) a dédié sa vie au sauvetage des animaux.
Fondateur de la ferme des Oliviers, Olivier Lagrange continue de se former afin de finaliser l’obtention de ses certificats de capacité. « Quand j’aurai obtenu les certificats, notamment pour la faune sauvage autochtone, les centres de soins aux alentours (en Loiret, Indre-et-Loire, Indre et région parisienne) pourront se délester des animaux qu’ils ne peuvent pas relâcher vu qu’eux ne sont pas des refuges ». En effet, refuges et centres de soins sont souvent des structures différentes. Les centres de soin soignent les animaux et relâchent ceux qui peuvent l’être. Les refuges accueillent ensuite ceux qui sont trop handicapés ou trop « familiarisés à l’humain ».
Une ferme créée en 2007
Depuis 2007, Olivier est bénévole auprès des animaux en Loir-et-Cher, à la ferme des Oliviers qu’il a créée. Comment en arrive-t-on à dédier sa vie aux animaux ? « On en sauve un premier, puis un deuxième puis l’animal devient un mode de vie », confie-t-il. « C’est viscéral chez moi depuis tout petit. Ça reste gravé. » Il se souvient encore du premier animal qu’il a sauvé. « C’était un engoulevent d’Europe (oiseau, espèce protégée, NDLR). À l’époque, il n’y avait pas de législation. Je l’avais récupéré un week-end, en Loir-et-Cher, mais j’étais alors lycéen à Paris.
 Je me formais grâce à des livres de la bibliothèque. Je l’avais soigné à Paris, il volait, puis revenait par la fenêtre de ma chambre. Je l’ai finalement relâché en Loir-et-Cher, où je l’avais trouvé. »
Des appels via Facebook
Quelques années plus tard, Olivier fait tourner, avec un réseau de bénévoles, son refuge à Molineuf. « C’est trois heures de nourrissage chaque jour. Il faut aller chercher la nourriture, le foin, trier, ranger, stocker… Tout ceci prend du temps. Nous cherchons en permanence à améliorer les abris, les parcs, à réparer les clôtures… » Les bénévoles sont là pour aider à nourrir, mais quand il faut refaire des clôtures ou créer un nouveau parc, Olivier fait appel au volontariat via Facebook. « Ce n’est plus le même sport », sourit-il. « Pour refaire les clôtures ou nettoyer les bois, nous organisons des journées-chantiers. » Des étudiants « kiné » du Loiret viennent d’ailleurs régulièrement donner un coup de main pour ces chantiers plus physiques.

 INFOS PANDÉMIE
La ferme des Oliviers est, comme beaucoup de sites, inaccessible au public dans le cadre de l’épidémie de covid-19. Pas de rentrées d’argent, donc, alors que les animaux ont toujours besoin d’être nourris. N’hésitez pas à envoyer des dons, ils seront partiellement déduits de vos impôts.
Refuge : fermedesoliviers.e-monsite.com – Tél. 06 21 24 28 14

Texte : Julie Bind – Reportage photos : Nicolas Derré

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