LE MAGAZINE D'INFORMATION DU DÉPARTEMENT

Loir et Cher info

RENCONTRE AVEC… 

 Arnaud Bessé, président
de la chambre d’agriculture

Loir & Cher info : Comment le monde agricole traverse-t-il cette année 2020 ?

Arnaud Bessé : L’année a été atypique, c’est lié à la crise de la Covid-19. Mais elle l’a été aussi vis-à-vis des aléas climatiques, dans la continuité de 2019. Les agriculteurs continuent à nourrir la population, malgré les confinements, notamment via Saveurs 41 et Agrilocal. Nous travaillons avec du vivant, il faut poursuivre notre activité. Au printemps, l’horticulture a été touchée de plein fouet, comme les centres équestres : il y a eu des plans d’aide nationaux. Ont été touchés aussi l’agritourisme, la viticulture, la filière caprine, la viande bovine, l’activité brassicole, la filière de la pomme de terre. Globalement, l’agriculture a moins souffert que d’autres secteurs en général ( – 15 %, avec une grande disparité contre – 35 %). Mais la crise n’est pas finie.

L.C.I. : Comment envisagez-vous 2021 ?

A. B. : 2021 va être compliquée et pleine d’espoir. Compliquée car les récoltes ne sont pas bonnes à cause de la météo, ça fait mal économiquement et psychologiquement. C’est du jamais vu ou presque. D’ailleurs, pour aider les agriculteurs, la Chambre d’agriculture a mis en place, en accord avec les organisations professionnelles agricoles et avec le soutien financier du conseil départemental, l’action « Passer le cap » avec un n° dédié : 02 54 78 75 75. L’agriculture est essentielle, nous ne pouvons pas nous en passer. Le département est très rural, très diversifié. Vous savez qu’un agriculteur fait travailler sept personnes en emploi direct ou indirect ?
Pleine d’espoir, car l’agriculture est en pleine mutation. Afin de répondre aux multiples défis que sont le changement climatique, les demandes sociétales et l’évolution des pratiques agricoles. Mais aussi avec les nouveaux débouchés, les nouvelles productions, les nouvelles technologies… Le plan de relance va permettre aux agriculteurs ayant des projets en adéquation avec ce plan de bénéficier d’aide financière. Nous sommes là pour accompagner les projets, que ce soit par la chambre d’agriculture ou par d’autres partenaires. Car en Loir-et-Cher, il y a un vrai sens du dialogue et du collectif. Il fait bon vivre ici. Nous sommes là pour être au service, pas pour nous servir.

L.C.I. : Quel regard portez-vous sur la future PAC (politique agricole commune) ?

A. B. : La future PAC est un enjeu majeur pour un département rural comme le Loir-et-Cher. Il nous faut d’abord retrouver des aides directes plus importantes vers les agriculteurs. Il faut être reconnu comme zone à potentiel limité et obtenir des mesures spécifiques. Il faut aussi maintenir notre budget agricole à la hauteur de nos ambitions, pour que nous puissions vivre de l’agriculture et sécuriser nos revenus. Tout ceci en simplifiant le plus possible les aides PAC.

 Propos recueillis par Anne Sarazin, photo : L. Alvarez

Loir & Cher info : Comment le monde agricole traverse-t-il cette année 2020 ?

Arnaud Bessé : L’année a été atypique, c’est lié à la crise de la Covid-19. Mais elle l’a été aussi vis-à-vis des aléas climatiques, dans la continuité de 2019. Les agriculteurs continuent à nourrir la population, malgré les confinements, notamment via Saveurs 41 et Agrilocal. Nous travaillons avec du vivant, il faut poursuivre notre activité. Au printemps, l’horticulture a été touchée de plein fouet, comme les centres équestres : il y a eu des plans d’aide nationaux. Ont été touchés aussi l’agritourisme, la viticulture, la filière caprine, la viande bovine, l’activité brassicole, la filière de la pomme de terre. Globalement, l’agriculture a moins souffert que d’autres secteurs en général ( – 15 %, avec une grande disparité contre – 35 %). Mais la crise n’est pas finie.

L.C.I. : Comment envisagez-vous 2021 ?

A. B. : 2021 va être compliquée et pleine d’espoir. Compliquée car les récoltes ne sont pas bonnes à cause de la météo, ça fait mal économiquement et psychologiquement. C’est du jamais vu ou presque. D’ailleurs, pour aider les agriculteurs, la Chambre d’agriculture a mis en place, en accord avec les organisations professionnelles agricoles et avec le soutien financier du conseil départemental, l’action « Passer le cap » avec un n° dédié : 02 54 78 75 75. L’agriculture est essentielle, nous ne pouvons pas nous en passer. Le département est très rural, très diversifié. Vous savez qu’un agriculteur fait travailler sept personnes en emploi direct ou indirect ? Pleine d’espoir, car l’agriculture est en pleine mutation. Afin de répondre aux multiples défis que sont le changement climatique, les demandes sociétales et l’évolution des pratiques agricoles. Mais aussi avec les nouveaux débouchés, les nouvelles productions, les nouvelles technologies… Le plan de relance va permettre aux agriculteurs ayant des projets en adéquation avec ce plan de bénéficier d’aide financière. Nous sommes là pour accompagner les projets, que ce soit par la chambre d’agriculture ou par d’autres partenaires. Car en Loir-et-Cher, il y a un vrai sens du dialogue et du collectif. Il fait bon vivre ici. Nous sommes là pour être au service, pas pour nous servir.

L.C.I. : Quel regard portez-vous sur la future PAC (politique agricole commune) ?

A. B. : La future PAC est un enjeu majeur pour un département rural comme le Loir-et-Cher. Il nous faut d’abord retrouver des aides directes plus importantes vers les agriculteurs. Il faut être reconnu comme zone à potentiel limité et obtenir des mesures spécifiques. Il faut aussi maintenir notre budget agricole à la hauteur de nos ambitions, pour que nous puissions vivre de l’agriculture et sécuriser nos revenus. Tout ceci en simplifiant le plus possible les aides PAC.

 Propos recueillis par Anne Sarazin, photo : L. Alvarez

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