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L’Italien Chiesi mise sur Blois

L’arrivée du laboratoire Chiesi en France coïncide avec le rachat, en 1991, du laboratoire Promedica de La Chaussée-Saint-Victor, en périphérie de Blois. L’investissement « dans un outil industriel quasi neuf correspondait à notre volonté d’entrer sur un nouveau marché », souligne Franck Vilijn, directeur industriel de l’entreprise. Fondé en 1935 à Parme, dans la plaine du Pô, le laboratoire indépendant ‒ spécialiste notamment de néonatalogie ‒ n’a jamais cessé d’investir dans son usine française « pour en faire un site d’excellence dans la production de traitement des troubles respiratoires ».
Depuis 1992, « des investissements majeurs ont été réalisés sur le site », détaille Philippe Tieghem, directeur de la communication, des affaires publiques et de l’accès patients. En 2012, l’entreprise Chiesi mobilise plus de 22 millions d’euros (M€) pour développer une gamme d’inhalateurs à poudre pour le traitement de l’asthme et de la bronchopneumopathie. En 2019, lorsqu’il s’agit d’investir 50 M€ pour produire une alternative à la poudre sous forme de spray, Blois est en concurrence. Mais l’usine du Loir-et-Cher tire son épingle du jeu et remporte la mise « grâce à ses performances industrielles et humaines et grâce à l’appui des élus locaux », tient à souligner Franck Vilijn. Cette technologie « nous permet d’être les premiers à proposer un aérosol doseur médicamenteux à carbone minimum. C’est aussi une réponse complémentaire aux besoins des patients en fonction de leur état et de leur préférence. Cela répond à notre volonté d’intégrer des éléments environnementaux et sociétaux avec l’objectif de devenir entreprise à mission dans le cadre de la loi Pacte dès cette année », complète Philippe Tieghem.

Cinquante nouveaux postes
L’usine, « qui exporte 80 % de la production dans le monde entier, ajoutera 6 000 m2 d’installation aux 8 000 m2 existants. Avec, à la clé d’ici à 2023, 50 nouveaux postes : opérateurs, managers, pharmaciens, ingénieurs… », ajoute Franck Vilijn. À cette date, lorsque les installations « auront passé les épreuves de qualification pour produire des médicaments commercialisables, 160 collaborateurs travailleront à La Chaussée-Saint-Victor ». L’histoire de Chiesi en bord de Loire va se poursuivre encore longtemps. Le directeur industriel conclut : « Blois est proche de la capitale et nous avons suffisamment de réserve foncière. Ici, la qualité de vie est assez attractive pour motiver des collaborateurs parisiens à solliciter leur mutation pour le Loir-et-Cher ».

Texte : Olivier Durand – Photos : Cyril Chigot

www.chiesi.fr

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