LE MAGAZINE D'INFORMATION DU DÉPARTEMENT

Loir et Cher info

ENTRETIEN AVEC

Stéphane Buret, 
président de la Chambre des métiers
et de l’artisanat (CMA) du Loir-et-Cher

« Les artisans conservent foi en l’avenir. »

ENTRETIEN AVEC

Stéphane Buret, 
président de la Chambre des métiers
et de l’artisanat (CMA) du Loir-et-Cher

« Les artisans conservent foi en l’avenir. »

Loir & Cher info : Dans le contexte actuel, quelle est la situation de l’artisanat en Loir-et-Cher ?

Stéphane Buret : Elle n’est pas bonne, comme le confirme notre dernière étude de conjoncture semestrielle réalisée par l’Observatoire de l’économie et des territoires. Les chiffres d’affaires, l’emploi, la trésorerie et les investissements sont en berne. La fermeture administrative des commerces non-essentiels puis son maintien pour les secteurs de l’hôtellerie-restauration-tourisme-événementiel a un impact très négatif. Même si la crise ne se traduit pas encore en termes de dépôts de bilan grâce aux aides de l’État, des fermetures sont à redouter (48 % des artisans estiment d’ailleurs que la survie de leur entreprise est en jeu). Je me bats au quotidien pour défendre les intérêts des 6 900 artisans de Loir-et-Cher.

L.C.I. : La crise a-t-elle eu un impact sur l’apprentissage ?

S. B. : Malgré la pandémie, je me félicite que le nombre d’apprentis soit resté stable en 2020 avec 1 182 inscrits au Centre de formation des apprentis (CFA) à la dernière rentrée. La réforme du financement de l’apprentissage n’a pas eu les conséquences négatives qu’on lui prêtait. Les nouvelles aides d’État ont contribué au maintien de l’effectif, voire l’ont augmenté de 3 % au niveau national. C’est le signe que les artisans conservent la foi dans l’avenir en formant des jeunes qui assureront la pérennité de leurs entreprises.

L.C.I. : Les élections consulaires auront lieu cet automne. Serez-vous candidat à votre succession ?

S. B. : Si j’ai une équipe autour de moi, je repartirai. Depuis 2016, je me bats au quotidien pour défendre les intérêts des artisans de Loir-et-Cher, quel que soit leur statut, avec la volonté de rester fidèle à mes valeurs d’homme de terrain, apolitique et pragmatique. J’estime ne pas avoir à rougir de mon bilan avec un retour à l’équilibre de nos finances ou la construction d’un nouveau CFA de 1 500 apprenants qui sera le fer de lance de l’artisanat.

Propos recueillis par Jean-Luc Vezon – Photo : Cyril Chigot

www.cma41.fr

Loir & Cher info : Dans le contexte actuel, quelle est la situation de l’artisanat en Loir-et-Cher ?

Stéphane Buret : Elle n’est pas bonne, comme le confirme notre dernière étude de conjoncture semestrielle réalisée par l’Observatoire de l’économie et des territoires. Les chiffres d’affaires, l’emploi, la trésorerie et les investissements sont en berne. La fermeture administrative des commerces non-essentiels puis son maintien pour les secteurs de l’hôtellerie-restauration-tourisme-événementiel a un impact très négatif. Même si la crise ne se traduit pas encore en termes de dépôts de bilan grâce aux aides de l’État, des fermetures sont à redouter (48 % des artisans estiment d’ailleurs que la survie de leur entreprise est en jeu). Je me bats au quotidien pour défendre les intérêts des 6 900 artisans de Loir-et-Cher.

L.C.I. : La crise a-t-elle eu un impact sur l’apprentissage ?

S. B. : Malgré la pandémie, je me félicite que le nombre d’apprentis soit resté stable en 2020 avec 1 182 inscrits au Centre de formation des apprentis (CFA) à la dernière rentrée. La réforme du financement de l’apprentissage n’a pas eu les conséquences négatives qu’on lui prêtait. Les nouvelles aides d’État ont contribué au maintien de l’effectif, voire l’ont augmenté de 3 % au niveau national. C’est le signe que les artisans conservent la foi dans l’avenir en formant des jeunes qui assureront la pérennité de leurs entreprises.

L.C.I. : Les élections consulaires auront lieu cet automne. Serez-vous candidat à votre succession ?

S. B. : Si j’ai une équipe autour de moi, je repartirai. Depuis 2016, je me bats au quotidien pour défendre les intérêts des artisans de Loir-et-Cher, quel que soit leur statut, avec la volonté de rester fidèle à mes valeurs d’homme de terrain, apolitique et pragmatique. J’estime ne pas avoir à rougir de mon bilan avec un retour à l’équilibre de nos finances ou la construction d’un nouveau CFA de 1 500 apprenants qui sera le fer de lance de l’artisanat.

Propos recueillis par Jean-Luc Vezon – Photo : Cyril Chigot

www.cma41.fr

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