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En bord de Loire…

Inclus dans le périmètre retenu par l’Unesco pour l’inscription au Patrimoine mondial en 2000, le parc du château de Saint-Denis-sur-Loire est un ruban vert posé tout près de la Loire. Une digue seule le protège des flots du fleuve. L’eau, omniprésente, favorise dès notre premier millénaire la création de thermes ‒ que fréquentera Catherine de Médicis ‒ et, depuis les premiers jardins de la Renaissance, façonne l’espace, organise la nature. Entre eaux domptées et eaux sauvages, prairies et bosquets, haies de buis et arbres remarquables constituent un paysage unique, un parc à l’anglaise. Devant la façade classique du manoir, les douves, vestige médiéval, accueillent une flottille de carpes parfois centenaires que des balbuzards venus de Chambord viennent surprendre. Plus bas, le ruisseau des Mées, un brin timide, chemine au coude-à-coude avec sa grande sœur la Loire. Au centre, un canal scinde le parc en deux que neuf sources, venues des terres de Beauce, remplissent à longueur d’année. Pour celles et ceux qui auraient l’envie de pousser la grille, il se dit que les coassements des grenouilles et les vocalises des rossignols assurent des visites en musique, et que les chevreuils ne sont pas avares de rencontres. Le mieux est de le vérifier… La visite se poursuivra en empruntant le chemin balisé sur les rives du fleuve royal.

Texte : Olivier Durand – Photos : C. Ananiguian

1 rue de la Loire – Tél. 06 61 45 63 27
Tarifs : 10 € (adulte), 5 € (enfant), gratuit – 7 ans
Ouvert du 4 juin au 20 septembre, de 10 h à 16 h
saintdenissurloire.org

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Et au milieu coule une rivière…

Inclus dans le périmètre retenu par l’Unesco pour l’inscription au patrimoine mondial en 2000, le parc du château de Saint-Denis-sur-Loire, plus long que large, est un ruban vert de trente hectares posé en bordure de la Loire. Un lieu que seule une digue protège des flots du fleuve.

Le monument élégant qui s’offre au regard du visiteur depuis le sommet du coteau, paré d’une architecture épurée, représentative du siècle éclairé, est le dernier avatar d’une histoire longue de presque mille ans. Dix siècles s’écoulèrent depuis les hauts murs surmontés de chemins de ronde, troués de meurtrières du fortin médiéval1. Tout de pierre, l’édifice minéral tourné sur lui-même fut bâti pour protéger et faire obstacle au temps qui passe, mais il dut s’esquiver au XVIe siècle au profit de l’architecture aérée et des fenêtres à meneaux de la Renaissance. Il n’est alors plus l’heure de se calfeutrer, mais bien de faire entrer la lumière.

Un endroit « à la mode »
À la fin du premier millénaire, le village est connu sous le nom de Voginant, « fontaine sacrée », en langue celte. Dénomination qui témoigne de l’omniprésence de l’eau, qui va favoriser, à cette période, la création de thermes. C’est devenu, en quelque sorte, un endroit « à la mode », car entre la fin du XVe siècle et tout au long du siècle suivant, les propriétaires du château vont inviter la royauté et sa cour, qui viennent en voisins depuis Blois, à prendre les eaux sur leur domaine. Catherine de Médicis, devenue reine, prendra l’initiative de réhabiliter et moderniser le site, que fréquenteront également Henri II son mari et le futur Henri III, son fils.

L’eau omniprésente dans le paysage
Au fil du temps, alors que la cour s’installe définitivement à Paris, ces thermes perdront un peu de leur superbe. Mais l’eau reste au cœur du domaine, grande ordonnatrice du paysage. Entre les eaux domptées et les eaux sauvages, les haies de buis dessinent des parterres à la française, tandis que de grandes prairies et bosquets parsemés d’arbres remarquables proposent un panorama unique, sorte de parc à l’anglaise, écrin pour la diversité qui sera prochainement enrichi de plantations de chênes verts et d’ifs.
À l’aplomb de la terrasse, dans le prolongement de la façade néoclassique du manoir, les douves, ultimes vestiges médiévaux, accueillent une flottille de carpes parfois centenaires, que des balbuzards2 gastronomes, serres acérées, yeux scrutateurs, venus à tire-d’aile depuis Chambord surprennent depuis les airs.
Plus bas, en lisière du parc, le ruisseau des Mées, un brin timide, blotti dans la végétation, chemine nonchalamment au coude-à-coude avec sa grande sœur la Loire. Et puis, au centre, tout en majesté, deux immenses canaux, que neuf sources déboulant des terres de Beauce remplissent à longueur d’année pour étancher leur soif scindent la perspective en deux.

Un site retenu par le Loto du patrimoine
Le Domaine de Saint-Denis-sur-Loire, pétri d’histoire, mais néanmoins toujours en mouvement comme l’eau qui, quoi qu’il advienne, trouve son chemin, fut retenu en 2019 pour bénéficier d’un financement issu du Loto du patrimoine sous le patronage de Stéphane Bern. Une aubaine qui devrait permettre de faire rejaillir de terre les jardins de la Renaissance sur une parcelle d’un hectare, à partir des plans historiques du XVIIe siècle. De quoi, au cours des prochaines années, attirer encore plus de visiteurs.
Mais à celles et ceux qui auraient dores et déjà l’envie de pousser la grille, il se dit que les croassements des grenouilles, nombreuses, et les vocalises des rossignols voltigeurs assurent des visites en musique et que les chevreuils présents dans les bois ne sont pas avares de rencontres. Le mieux est de le vérifier !
La visite peut ensuite se poursuivre en empruntant le chemin balisé sur la rive du fleuve royal.

1-Fortin dont la famille Hurault se porte acquéreur en 1341, en lieu et place de l’actuel château du XVIIIe siècle. Le château de Saint-Denis-sur-Loire appartient toujours aux descendants de cette famille qui, par ailleurs, fut à l’origine de l’édification du château de Cheverny.
2-Espèces de rapaces.

Texte : Olivier Durand – Photos : Cyril Ananiguian

 INFOS + 
1 rue de la Loire – 41000 Saint-Denis-sur-Loire
Renseignements : 06 61 45 63 27

Et au milieu coule une rivière…

Inclus dans le périmètre retenu par l’Unesco pour l’inscription au patrimoine mondial en 2000, le parc du château de Saint-Denis-sur-Loire, plus long que large, est un ruban vert de trente hectares posé en bordure de la Loire. Un lieu que seule une digue protège des flots du fleuve.

Le monument élégant qui s’offre au regard du visiteur depuis le sommet du coteau, paré d’une architecture épurée, représentative du siècle éclairé, est le dernier avatar d’une histoire longue de presque mille ans. Dix siècles s’écoulèrent depuis les hauts murs surmontés de chemins de ronde, troués de meurtrières du fortin médiéval1. Tout de pierre, l’édifice minéral tourné sur lui-même fut bâti pour protéger et faire obstacle au temps qui passe, mais il dut s’esquiver au XVIe siècle au profit de l’architecture aérée et des fenêtres à meneaux de la Renaissance. Il n’est alors plus l’heure de se calfeutrer, mais bien de faire entrer la lumière.

Un endroit « à la mode »
À la fin du premier millénaire, le village est connu sous le nom de Voginant, « fontaine sacrée », en langue celte. Dénomination qui témoigne de l’omniprésence de l’eau, qui va favoriser, à cette période, la création de thermes. C’est devenu, en quelque sorte, un endroit « à la mode », car entre la fin du XVe siècle et tout au long du siècle suivant, les propriétaires du château vont inviter la royauté et sa cour, qui viennent en voisins depuis Blois, à prendre les eaux sur leur domaine. Catherine de Médicis, devenue reine, prendra l’initiative de réhabiliter et moderniser le site, que fréquenteront également Henri II son mari et le futur Henri III, son fils.

L’eau omniprésente dans le paysage
Au fil du temps, alors que la cour s’installe définitivement à Paris, ces thermes perdront un peu de leur superbe. Mais l’eau reste au cœur du domaine, grande ordonnatrice du paysage. Entre les eaux domptées et les eaux sauvages, les haies de buis dessinent des parterres à la française, tandis que de grandes prairies et bosquets parsemés d’arbres remarquables proposent un panorama unique, sorte de parc à l’anglaise, écrin pour la diversité qui sera prochainement enrichi de plantations de chênes verts et d’ifs.
À l’aplomb de la terrasse, dans le prolongement de la façade néoclassique du manoir, les douves, ultimes vestiges médiévaux, accueillent une flottille de carpes parfois centenaires, que des balbuzards2 gastronomes, serres acérées, yeux scrutateurs, venus à tire-d’aile depuis Chambord surprennent depuis les airs.
Plus bas, en lisière du parc, le ruisseau des Mées, un brin timide, blotti dans la végétation, chemine nonchalamment au coude-à-coude avec sa grande sœur la Loire. Et puis, au centre, tout en majesté, deux immenses canaux, que neuf sources déboulant des terres de Beauce remplissent à longueur d’année pour étancher leur soif scindent la perspective en deux.

Un site retenu par le Loto du patrimoine
Le Domaine de Saint-Denis-sur-Loire, pétri d’histoire, mais néanmoins toujours en mouvement comme l’eau qui, quoi qu’il advienne, trouve son chemin, fut retenu en 2019 pour bénéficier d’un financement issu du Loto du patrimoine sous le patronage de Stéphane Bern. Une aubaine qui devrait permettre de faire rejaillir de terre les jardins de la Renaissance sur une parcelle d’un hectare, à partir des plans historiques du XVIIe siècle. De quoi, au cours des prochaines années, attirer encore plus de visiteurs.
Mais à celles et ceux qui auraient dores et déjà l’envie de pousser la grille, il se dit que les croassements des grenouilles, nombreuses, et les vocalises des rossignols voltigeurs assurent des visites en musique et que les chevreuils présents dans les bois ne sont pas avares de rencontres. Le mieux est de le vérifier !
La visite peut ensuite se poursuivre en empruntant le chemin balisé sur la rive du fleuve royal.

1-Fortin dont la famille Hurault se porte acquéreur en 1341, en lieu et place de l’actuel château du XVIIIe siècle. Le château de Saint-Denis-sur-Loire appartient toujours aux descendants de cette famille qui, par ailleurs, fut à l’origine de l’édification du château de Cheverny.
2-Espèces de rapaces.

Texte : Olivier Durand – Photos : Cyril Ananiguian

 INFOS + 
1 rue de la Loire – 41000 Saint-Denis-sur-Loire
Renseignements : 06 61 45 63 27

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