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hors du temps

Tirez la chevillette ou… sonnez et la porte du Prieuré d’Orchaise s’ouvrira sur une « terre bénie », nommée ainsi par son propriétaire, Antoine Treuille, car « tout pousse ici ! » Dans ce lieu hors du temps, 2 450 plantes du monde entier sont réunies sur 2,5 ha, ainsi que plusieurs collections remarquables. L’une, de près de 300 pivoines différentes, « assure une floraison pendant deux ou trois mois ». Du jardin fleuri à la française où s’épanchent magnolias, rosiers, iris…, le dénivelé entraîne le pas vers la partie forestière, plus sauvage. Châtaignier chinois, hêtre pleureur, marronnier rouge, arbre aux anémones et autres spécimens peuvent y être observés. Les espaces, aménagés en « salons de verdure », invitent à se poser… Moutons et volailles gambadent non loin. Ambiance jardin de curé à l’approche des potagers, du rucher, des vergers…

Texte : Annette Fluneau – Photo : C. Ananiguian

Entrée : 7 € – Visites sur RV (de préférence),
de 11 h à 18 h
orchaise.eu

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Prieuré d’Orchaise, le jardin d’une vie et même… de deux

D’après les Archives départementales, le Prieuré d’Orchaise serait un des lieux les plus anciens du Loir-et-Cher. Son sous-sol serait parcouru de très grandes galeries, en partie naturelles, et d’autres creusées par la main de l’homme. Ce n’est pas ses seules particularités.

Le Prieuré d’Orchaise est situé au cœur même de la vallée de la Cisse, ce qui lui confère le bénéfice d’un micro climat. « Avec deux degrés de plus qu’ailleurs ! » confirme Antoine Treuille, son propriétaire, qui n’hésite pas, de plus, à qualifier son jardin de « terre bénie ». Ce n’est pas la proximité de l’église qui lui vaut d’être ainsi qualifié, mais le fait que « tout pousse ici ! » Jusqu’aux arbres et plantes au tempérament nettement méditerranéen. Le grand cèdre, planté vers 1800, se dresse fièrement, toujours altier du haut de ses… deux cents vingt ans !

Une parenthèse hors du temps
Le jardin du Prieuré d’Orchaise, c’est un coin de campagne en plein cœur du village. Ses murs ne laissent pas deviner les beautés florales, arbustives et même légumières qui sont choyées derrière. En pénétrant dans ce lieu, vous vous offrez une parenthèse hors du temps.
C’est en 1966 que la Famille Treuille acquiert le site. « La terre ne convient pas à la culture de la vigne, tout a donc été arraché. C’est à partir d’un terrain vierge que le parc a été dessiné et planté. » Une partie à la française (la partie haute du jardin) avec des allées bien droites et puis une partie plus romantique qui se décline au fil d’une déclivité naturelle avec, au final, une perspective sur la vallée elle-même et la forêt domaniale de Blois. « Grand voyageur et grand collectionneur, mon père (Hubert Treuille, NDLR) a rapporté des variétés d’Asie, d’Amérique du Sud et, de façon générale, du monde entier. Ce jardin n’a pas été planté en jardin botanique, mais plutôt en espaces où l’on se sent bien, où il est donné de découvrir des spécimens inhabituels. » Afin d’instruire le visiteur au fil de son exploration végétale, 600 plantes ont été identifiées avec un QR Code. « Il vous fournit plein d’informations sur ladite plante, l’arbuste ou l’arbre. »
L’entretien du jardin de 2,5 ha est assuré par les propriétaires et un salarié. « En intervention temps plein, cela représente une personne et demie. Je me suis équipé en matériels mieux qu’un professionnel. C’est indispensable si l’on veut se préserver physiquement. »

Des surprises à chaque saison
Chaque saison livre son lot de surprises florales. Les pivoines se présentent en levée de rideau. Leur floraison s’étend sur presque trois mois dès le printemps revenu. Les iris, les magnolias et quelque 200 rosiers leur succèdent ensuite. L’été, le potager et les arbres fruitiers se révèlent corne d’abondance. Le jardinier se fait alors confiturier. « L’an dernier, nous avons fait 350 pots. » Cette production maison est proposée à la vente ou pour accompagner les petits déjeuners. Car il est, en effet, possible de dormir sur le site (https://www.orchaise.eu/chambres.html). Six chambres très luxueuses dont deux suites et deux petits gîtes sont réservables. Est-ce le charme du lieu, son calme ou sa literie – qui a particulièrement été soignée par les hôtes – mais il se dit que l’on y dort à merveille !

Texte : Annette Fluneau – Photos : Cyril Chigot

 INFOS + 
Visites sur rendez-vous au 06 14 93 15 27 – antoine@treuille.fr
Entrée : 7 euros
www.orchaise.eu

Prieuré d’Orchaise, le jardin d’une vie et même… de deux

D’après les Archives départementales, le Prieuré d’Orchaise serait un des lieux les plus anciens du Loir-et-Cher. Son sous-sol serait parcouru de très grandes galeries, en partie naturelles, et d’autres creusées par la main de l’homme. Ce n’est pas ses seules particularités.

Le Prieuré d’Orchaise est situé au cœur même de la vallée de la Cisse, ce qui lui confère le bénéfice d’un micro climat. « Avec deux degrés de plus qu’ailleurs ! » confirme Antoine Treuille, son propriétaire, qui n’hésite pas, de plus, à qualifier son jardin de « terre bénie ». Ce n’est pas la proximité de l’église qui lui vaut d’être ainsi qualifié, mais le fait que « tout pousse ici ! » Jusqu’aux arbres et plantes au tempérament nettement méditerranéen. Le grand cèdre, planté vers 1800, se dresse fièrement, toujours altier du haut de ses… deux cents vingt ans !

Une parenthèse hors du temps
Le jardin du Prieuré d’Orchaise, c’est un coin de campagne en plein cœur du village. Ses murs ne laissent pas deviner les beautés florales, arbustives et même légumières qui sont choyées derrière. En pénétrant dans ce lieu, vous vous offrez une parenthèse hors du temps.
C’est en 1966 que la Famille Treuille acquiert le site. « La terre ne convient pas à la culture de la vigne, tout a donc été arraché. C’est à partir d’un terrain vierge que le parc a été dessiné et planté. » Une partie à la française (la partie haute du jardin) avec des allées bien droites et puis une partie plus romantique qui se décline au fil d’une déclivité naturelle avec, au final, une perspective sur la vallée elle-même et la forêt domaniale de Blois. « Grand voyageur et grand collectionneur, mon père (Hubert Treuille, NDLR) a rapporté des variétés d’Asie, d’Amérique du Sud et, de façon générale, du monde entier. Ce jardin n’a pas été planté en jardin botanique, mais plutôt en espaces où l’on se sent bien, où il est donné de découvrir des spécimens inhabituels. » Afin d’instruire le visiteur au fil de son exploration végétale, 600 plantes ont été identifiées avec un QR Code. « Il vous fournit plein d’informations sur ladite plante, l’arbuste ou l’arbre. »
L’entretien du jardin de 2,5 ha est assuré par les propriétaires et un salarié. « En intervention temps plein, cela représente une personne et demie. Je me suis équipé en matériels mieux qu’un professionnel. C’est indispensable si l’on veut se préserver physiquement. »

Des surprises à chaque saison
Chaque saison livre son lot de surprises florales. Les pivoines se présentent en levée de rideau. Leur floraison s’étend sur presque trois mois dès le printemps revenu. Les iris, les magnolias et quelque 200 rosiers leur succèdent ensuite. L’été, le potager et les arbres fruitiers se révèlent corne d’abondance. Le jardinier se fait alors confiturier. « L’an dernier, nous avons fait 350 pots. » Cette production maison est proposée à la vente ou pour accompagner les petits déjeuners. Car il est, en effet, possible de dormir sur le site (https://www.orchaise.eu/chambres.html). Six chambres très luxueuses dont deux suites et deux petits gîtes sont réservables. Est-ce le charme du lieu, son calme ou sa literie – qui a particulièrement été soignée par les hôtes – mais il se dit que l’on y dort à merveille !

Texte : Annette Fluneau – Photos : Cyril Chigot

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Visites sur rendez-vous au 06 14 93 15 27 – antoine@treuille.fr
Entrée : 7 euros
www.orchaise.eu

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