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MÉDIATION ANIMALE

ÉTÉ 2021

PARTAGE Éducatrice de jeunes enfants, spécialisée dans l’accompagnement de personnes à tous les âges de la vie, notamment en situation de handicap, Ophélie Fulbert est aussi intervenante diplômée en médiation par l’animal.

« Un « assistant » en fourrure ou en plumes qui tient un rôle de premier plan. « Il ne juge pas, va au contact, c’est un facilitateur, il favorise la communication ! » La démarche ne s’arrête pas à une simple mise en relation. « La médiation cadre la séance, une méthodologie et des objectifs. Dans le cadre d’une visée sociale ou thérapeutique, c’est un travail de co-construction » dit celle qui exerce en établissement. La médiation par l’animal tend également vers l’animation et l’éducation, à domicile ou en centre de loisirs. Ainsi, la séance « Petit soigneur animalier » et les ateliers Peccram1 permettent aux plus jeunes d’apprendre à mieux connaître les besoins et les comportements de l’animal « et à interagir, toujours dans le respect de chacun ».

1 – Programme d’éducation à la connaissance du chien et au risque d’accident par morsure.

Texte : Annette Fluneau – Photos : C. Ananiguian

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Tél. 06 84 09 34 11 – Lempreinte-des-émotions

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En Loir-et-Cher, Ophélie Fulbert organise, entre autres, des ateliers « Petit soigneur » à domicile

Une équipe très spéciale d’assistants accompagne Ophélie Fulbert dans ses interventions de médiation par l’animal, que ce soit en établissement, en centre de loisirs et à domicile. Il y a Berlioz le chien, Flocon, Plume et Châtaigne les lapins, Duchesse, Mistinguette, Nougatine, Moka, Céleste, Toundra et Blizzard les cochons d’Inde et, enfin Pistache, la poule aux œufs verts !

La médiation par l’animal, qu’est-ce donc ? Une compétence professionnelle diplômée qu’Ophélie Fulbert exerce en institut, mais aussi en centre de loisirs ou à domicile, cette fois, dans une visée d’animation et éducative. La jeune femme est aussi éducatrice de jeunes enfants et éducatrice spécialisée dans l’accompagnement de personnes à tous les âges de la vie, notamment en situation de handicap. « Chez des personnes polyhandicapées, les bénéfices sont réels. D’objets de soins, elles deviennent actrices en prenant soin de l’animal. Elles se mobilisent pour nourrir l’animal, ce sont elles qui, à leur tour, prennent soin de lui. C’est un dépassement de soi pour certaines personnes qui déploient une énergie énorme pour entrer en contact avec l’animal. Les activités proposées autour de lui sont une aide pour développer leur sensibilité cognitive, sociale. C’est un temps hors du quotidien qui apporte du mieux-être, un relâchement apaisant. Les troubles psychiatriques s’autorégulent en présence de l’animal. »

À la découverte du monde animal
En centre de loisirs et à domicile, toujours accompagnée de ses petits assistants, Ophélie va à la rencontre des enfants pour leur faire découvrir l’univers animal dans le cadre d’une séance « Petit soigneur ». Récemment, elle est intervenue au sein de la famille de Sabrina. Trois autres mamans ont été conviées avec leurs enfants, sept au total. « La séance a été une vraie prise de contact avec l’animal. Ophélie nous a montré comment le prendre, le tenir, le nourrir, le caresser. L’occasion de revoir certaines idées reçues. Moi-même j’ai appris des choses. Ophélie se met à hauteur d’enfant, explique, réexplique, donne des consignes, ne pas tirer les poils, les oreilles… Les enfants adhèrent totalement et en apprenant à mieux connaître l’animal, ils apprennent à le respecter. Les animaux sont en empathie avec eux, ça matchent d’autant plus. L’animal apaise l’enfant et contribue à ce qu’il se sociabilise aussi au contact d’autres enfants », raconte une maman présente.

Des activités, des jeux variés
Ophélie Fulbert varie les activités, les petits jeux pédagogiques pour conserver leur attention. « Elle a vraiment le sens du contact avec eux. Et, mine de rien, ils engrangent plein de connaissances. » Sabrina a aussi apprécié que les enfants puissent couper la nourriture de l’animal eux-mêmes. « Équipés de petits couteaux en plastique, chacun a pu accomplir ce geste en toute sécurité et surtout de façon autonome. Même très jeune, aucun enfant n’a été mis de côté et ça, c’est super ! »

À la recherche des phobies liées à l’animal
À domicile toujours, dans le cadre d’un atelier Peccram (Programme d’éducation à la connaissance du chien et du risque d’accident par morsure), Ophélie, toujours accompagnée de ses petits assistants, travaille sur les phobies en lien avec l’animal, et plus particulièrement le chien. Une peur qui parfois prend sa « source » ailleurs. Contactée pour intervenir sur un jeune enfant, la jeune femme s’est aperçue que le problème ne venait pas d’une mauvaise expérience vécue par lui, mais par sa maman qui, inconsciemment, lui transmettait sa crainte de l’animal. « Nous allons donc travailler ensemble pour apaiser cette crainte et la faire disparaître. ».

Texte : Annette Fluneau – Photos : Cyril Ananiguian

En Loir-et-Cher, Ophélie Fulbert organise, entre autres, des ateliers « Petit soigneur » à domicile

Une équipe très spéciale d’assistants accompagne Ophélie Fulbert dans ses interventions de médiation par l’animal, que ce soit en établissement, en centre de loisirs et à domicile. Il y a Berlioz le chien, Flocon, Plume et Châtaigne les lapins, Duchesse, Mistinguette, Nougatine, Moka, Céleste, Toundra et Blizzard les cochons d’Inde et, enfin Pistache, la poule aux œufs verts !

La médiation par l’animal, qu’est-ce donc ? Une compétence professionnelle diplômée qu’Ophélie Fulbert exerce en institut, mais aussi en centre de loisirs ou à domicile, cette fois, dans une visée d’animation et éducative. La jeune femme est aussi éducatrice de jeunes enfants et éducatrice spécialisée dans l’accompagnement de personnes à tous les âges de la vie, notamment en situation de handicap. « Chez des personnes polyhandicapées, les bénéfices sont réels. D’objets de soins, elles deviennent actrices en prenant soin de l’animal. Elles se mobilisent pour nourrir l’animal, ce sont elles qui, à leur tour, prennent soin de lui. C’est un dépassement de soi pour certaines personnes qui déploient une énergie énorme pour entrer en contact avec l’animal. Les activités proposées autour de lui sont une aide pour développer leur sensibilité cognitive, sociale. C’est un temps hors du quotidien qui apporte du mieux-être, un relâchement apaisant. Les troubles psychiatriques s’autorégulent en présence de l’animal. »

À la découverte du monde animal
En centre de loisirs et à domicile, toujours accompagnée de ses petits assistants, Ophélie va à la rencontre des enfants pour leur faire découvrir l’univers animal dans le cadre d’une séance « Petit soigneur ». Récemment, elle est intervenue au sein de la famille de Sabrina. Trois autres mamans ont été conviées avec leurs enfants, sept au total. « La séance a été une vraie prise de contact avec l’animal. Ophélie nous a montré comment le prendre, le tenir, le nourrir, le caresser. L’occasion de revoir certaines idées reçues. Moi-même j’ai appris des choses. Ophélie se met à hauteur d’enfant, explique, réexplique, donne des consignes, ne pas tirer les poils, les oreilles… Les enfants adhèrent totalement et en apprenant à mieux connaître l’animal, ils apprennent à le respecter. Les animaux sont en empathie avec eux, ça matchent d’autant plus. L’animal apaise l’enfant et contribue à ce qu’il se sociabilise aussi au contact d’autres enfants », raconte une maman présente.

Des activités, des jeux variés
Ophélie Fulbert varie les activités, les petits jeux pédagogiques pour conserver leur attention. « Elle a vraiment le sens du contact avec eux. Et, mine de rien, ils engrangent plein de connaissances. » Sabrina a aussi apprécié que les enfants puissent couper la nourriture de l’animal eux-mêmes. « Équipés de petits couteaux en plastique, chacun a pu accomplir ce geste en toute sécurité et surtout de façon autonome. Même très jeune, aucun enfant n’a été mis de côté et ça, c’est super ! »

À la recherche des phobies liées à l’animal
À domicile toujours, dans le cadre d’un atelier Peccram (Programme d’éducation à la connaissance du chien et du risque d’accident par morsure), Ophélie, toujours accompagnée de ses petits assistants, travaille sur les phobies en lien avec l’animal, et plus particulièrement le chien. Une peur qui parfois prend sa « source » ailleurs. Contactée pour intervenir sur un jeune enfant, la jeune femme s’est aperçue que le problème ne venait pas d’une mauvaise expérience vécue par lui, mais par sa maman qui, inconsciemment, lui transmettait sa crainte de l’animal. « Nous allons donc travailler ensemble pour apaiser cette crainte et la faire disparaître. ».

Texte : Annette Fluneau – Photos : Cyril Ananiguian

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