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AUTOMNE 2021

SOLIDARITÉ « Ici, c’est le Louis Vuitton de l’occasion, déclare Soria Tadmaya avec humour. Je prends soin de mes clients. »

La jeune femme, qui a ouvert une friperie solidaire en mai à Romorantin, s’est donnée sans compter et s’apprête à créer deux emplois pour la seconder. Elle a hâte d’embaucher par la suite des personnes en difficulté d’insertion pour devenir, conformément à son souhait, « entreprise d’insertion ». Pour cela, elle doit attendre décembre et avoir fait la preuve que son activité est porteuse et viable. Chez « MaFrip », Soria vend des vêtements pour femmes, hommes, enfants, femmes enceintes et bébés, ainsi que quelques accessoires – chaussures, sacs à main et linge de maison, le tout à des prix défiant toute concurrence. Le magasin se fournit via deux canaux : un grossiste et du dépôt-vente – idée lumineuse suggérée par l’étude de marché réalisée par Soria en amont de son projet. « Acheter en friperie, conclut-elle, c’est être à la fois écolo, économe, malin… et dans le cas de MaFrip, solidaire ! »

Texte : Julie Bind – Photo : Photo : Cyril Chigot.

 EN SAVOIR PLUS 
110, rue des Papillons
 Mafrip À Romo

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MaFrip à Romorantin-Lanthenay : génèse du projet 

Originaire de région parisienne, Soria Tadmaya se rend compte en s’installant en Sologne que, malgré les besoins, il n’existe pas d’entreprise d’insertion à Romorantin. Elle décide de se lancer mais pour ça, il lui faut une activité support. « À force d’entendre dire qu’il manquait quelque chose pour s’habiller différemment à Romorantin, j’ai eu envie d’ouvrir une friperie. J’adore les frip’, ça fait vingt-cinq ans que je les fréquente », explique-t-elle avec enthousiasme. La jeune femme réalise une étude de marché. Beaucoup de personnes jouent le jeu. À sa grande surprise, plus de 90 % des suggestions demandent un système de dépôt-vente. « D’où le nom MaFrip, explique Soria. C’est “MA” Frip, ma possession ».
Sans aucune subvention mais armée d’une volonté de fer, Soria Tadmaya monte son projet, trouve un local de 300 m2 et installe MaFrip rue des Papillons en mai dernier. « Le fait de ne pas être située en centre-ville me permet de disposer de cette belle superficie. Et les clients n’ont pas de problème de stationnement. »

Recrutements en cours
Elle a jusqu’à décembre pour prouver que son activité est porteuse et viable et pouvoir ainsi embaucher des personnes en besoin d’insertion. Aucune inquiétude. Le magasin tourne bien, Soria est déjà en cours de recrutement de deux personnes, l’une pour l’espace vente, l’autre pour la gestion du dépôt-vente. « Je vais pouvoir me reposer », plaisante-t-elle, avant de rectifier : « Je vais m’occuper du développement de la friperie, parce que le potentiel est là et je rêve d’une très belle boutique ». La jeune femme, qui a travaillé dur sur ce projet, est ravie mais garde les pieds sur terre par rapport à son projet initial. « Les prix me tiennent à cœur ». Ce n’est pas parce que dans sa clientèle variée, au-delà de salariés ou de personnes sans emploi, on trouve « des avocats, des banquiers, des élus », qu’il est question de monter les prix. Et de citer, marque par marque, le prix des jeans qu’elle vend… à partir de 3 euros.

Des vêtements uniques
Pourquoi acheter en friperie ? « Parce que tous les vêtements y sont uniques. Parce qu’on est malin – pourquoi aller acheter ailleurs ce qu’on peut trouver ici bien moins cher ? ». L’image des friperies a changé. On y trouve des vêtements de qualité. « Ça aide financièrement. Un vêtement, c’est important, explique Soria. Ça peut donner confiance en soi. Quand on n’a pas beaucoup d’argent, on est content de pouvoir s’acheter des marques rassurantes. »
Le magasin se fournit via deux canaux. Un grossiste et le fameux dépôt-vente sollicité dans l’étude de marché. Après avoir testé plusieurs formules qui ne fonctionnaient pas bien, Soria Tadmaya a trouvé la recette : le client apporte jusqu’à 40 articles qui sont proposés en magasin pendant une période de quatre semaines. À l’issue de cette période, le client reçoit 55 % de ce qui a été vendu en boutique et Soria dispose des invendus.
À noter, la boutique propose également des accessoires : chaussures, sacs à main, linge de maison. Et Soria prend volontiers des stagiaires dans tous les domaines.
Pleine d’une belle énergie communicative, Soria Tadmaya organise des animations, des partenariats dans MaFrip : sophrologie, maquillage, parfums… Elle met aussi en place des opérations « destockage » à 1,50 euros. C’est alors toute une catégorie de vêtements qui se trouve à ce prix pendant une semaine – pulls et hauts manches longues, pantalons, jupes, robes, hauts manches courtes…

Texte : Julie Bind -Photos : Cyril Chigot

 INFOS + 
MaFrip 110 rue des Papillons à Romorantin-Lanthenay
Ouvert du lundi au samedi, de 9 h à 19 h –
 Mafrip À Romo

MaFrip à Romorantin-Lanthenay : génèse du projet

Originaire de région parisienne, Soria Tadmaya se rend compte en s’installant en Sologne que, malgré les besoins, il n’existe pas d’entreprise d’insertion à Romorantin. Elle décide de se lancer mais pour ça, il lui faut une activité support. « À force d’entendre dire qu’il manquait quelque chose pour s’habiller différemment à Romorantin, j’ai eu envie d’ouvrir une friperie. J’adore les frip’, ça fait vingt-cinq ans que je les fréquente », explique-t-elle avec enthousiasme. La jeune femme réalise une étude de marché. Beaucoup de personnes jouent le jeu. À sa grande surprise, plus de 90 % des suggestions demandent un système de dépôt-vente. « D’où le nom MaFrip, explique Soria. C’est “MA” Frip, ma possession ».
Sans aucune subvention mais armée d’une volonté de fer, Soria Tadmaya monte son projet, trouve un local de 300 m2 et installe MaFrip rue des Papillons en mai dernier. « Le fait de ne pas être située en centre-ville me permet de disposer de cette belle superficie. Et les clients n’ont pas de problème de stationnement. »

Recrutements en cours
Elle a jusqu’à décembre pour prouver que son activité est porteuse et viable et pouvoir ainsi embaucher des personnes en besoin d’insertion. Aucune inquiétude. Le magasin tourne bien, Soria est déjà en cours de recrutement de deux personnes, l’une pour l’espace vente, l’autre pour la gestion du dépôt-vente. « Je vais pouvoir me reposer », plaisante-t-elle, avant de rectifier : « Je vais m’occuper du développement de la friperie, parce que le potentiel est là et je rêve d’une très belle boutique ». La jeune femme, qui a travaillé dur sur ce projet, est ravie mais garde les pieds sur terre par rapport à son projet initial. « Les prix me tiennent à cœur ». Ce n’est pas parce que dans sa clientèle variée, au-delà de salariés ou de personnes sans emploi, on trouve « des avocats, des banquiers, des élus », qu’il est question de monter les prix. Et de citer, marque par marque, le prix des jeans qu’elle vend… à partir de 3 euros.

Des vêtements uniques
Pourquoi acheter en friperie ? « Parce que tous les vêtements y sont uniques. Parce qu’on est malin – pourquoi aller acheter ailleurs ce qu’on peut trouver ici bien moins cher ? ». L’image des friperies a changé. On y trouve des vêtements de qualité. « Ça aide financièrement. Un vêtement, c’est important, explique Soria. Ça peut donner confiance en soi. Quand on n’a pas beaucoup d’argent, on est content de pouvoir s’acheter des marques rassurantes. »
Le magasin se fournit via deux canaux. Un grossiste et le fameux dépôt-vente sollicité dans l’étude de marché. Après avoir testé plusieurs formules qui ne fonctionnaient pas bien, Soria Tadmaya a trouvé la recette : le client apporte jusqu’à 40 articles qui sont proposés en magasin pendant une période de quatre semaines. À l’issue de cette période, le client reçoit 55 % de ce qui a été vendu en boutique et Soria dispose des invendus.
À noter, la boutique propose également des accessoires : chaussures, sacs à main, linge de maison. Et Soria prend volontiers des stagiaires dans tous les domaines.
Pleine d’une belle énergie communicative, Soria Tadmaya organise des animations, des partenariats dans MaFrip : sophrologie, maquillage, parfums… Elle met aussi en place des opérations « destockage » à 1,50 euros. C’est alors toute une catégorie de vêtements qui se trouve à ce prix pendant une semaine – pulls et hauts manches longues, pantalons, jupes, robes, hauts manches courtes…

Texte : Julie Bind -Photos : Cyril Chigot

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MaFrip 110 rue des Papillons à Romorantin-Lanthenay
Ouvert du lundi au samedi, de 9 h à 19 h –
 Mafrip À Romo

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