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VELECTA SOUFFLE LE CHAUD

AUTOMNE 2021

RENAISSANCE Depuis 1936 à Romorantin est installé « le seul fabricant au monde de sèche-cheveux professionnels, conçus et fabriqués en France », souligne Nicolas Chausson, son PDG. En 2019, ce dernier acquiert Velecta, « une belle endormie ».

Il compte s’appuyer sur son expérience du secteur de la beauté, acquise notamment chez L’Oréal, pour dynamiser « la pépite ». Le siège parisien revient en Sologne, le chiffre d’affaires de 4,5 millions d’euros doit tripler en cinq ans. Mais en 2020 la pandémie rebat les cartes. Le patron y voit, malgré tout, l’occasion de « transformer l’usine en une véritable marque ». L’ADN originel – « fabriquer en France et aucun compromis sur la fiabilité » – la refonte de la gamme et un nouveau marketing « vont créer une nouvelle identité ». Objectif : « Réaffirmer notre présence auprès des professionnels » et envisager le marché des particuliers. L’Élysée, séduit, a retenu cet été la PME parmi 3 000 entreprises pour la 2e édition de La Grande Exposition du fabriqué en France. Une nouvelle notoriété et le fruit de l’investissement des 27 collaborateurs.

Texte : Olivier Durand – Photo : Photo : Cyril Chigot.

 EN SAVOIR PLUS 
velecta-paris.com

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A Romorantin, Velecta souffle le chaud !

Il est à Romorantin-Lanthenay une petite entreprise qui ne souffle que le chaud et rien que le chaud. Mais les Romorantinais savent-ils qu’à leurs portes siège le seul fabricant au monde de sèche-cheveux professionnels, conçus et fabriqués en France ? « Un marché de niche et de pointe », souligne Nicolas Chausson, le nouveau PDG.

En Sologne depuis 1936
L’histoire n’est pourtant pas nouvelle et remonte à 1936, lorsque deux frères, les fondateurs, bien que parisiens, décident d’installer leurs ateliers de fabrication à Romorantin. Pour des chasseurs, Romorantin, au cœur d’un territoire giboyeux, fait parfaitement l’affaire pour développer leur petite entreprise et s’adonner à leur passion. Chasseurs et hommes d’affaires avisés car, rapidement, l’entreprise se dotera d’une nouvelle identité qui sera dorénavant Velecta Paramount. Quand Hollywood s’invite au cœur de la Sologne… Tombé en panne, fort opportunément, sur les grands boulevards parisiens pile devant la façade d’un cinéma Paramount, l’un des cofondateurs a l’idée, mais également l’audace, de prendre son téléphone pour contacter les studios californiens et solliciter le droit d’accoler le nom Paramount à celui de Velecta. Contre toute attente, les studios californiens acquiescent. C’est ingénieux et cela ne peut que « booster » la notoriété de la petite entreprise solognote alors que les stars de la côte ouest font la pluie et le beau temps partout dans le monde en matière d’innovation capillaire.

Une vieille dame
Mais le temps passe, Velecta Paramount est, entre-temps, devenue une vieille dame. « C’est une pépite un peu endormie dotée de beaucoup de potentiel », dont Nicolas Chausson se porte acquéreur en avril 2019. Michel Guilloson, le propriétaire vendeur, « ne souhaitait pas vendre à un grand groupe et envisageait une transition en douceur avec des garanties sur la pérennité du site en Loir-et-Cher ».
Le nouveau PDG, qui maîtrise sur le bout des doigts le marché de la beauté, est en terrain connu. Quelques années auparavant, c’est au sein du leader mondial des cosmétiques L’Oréal qu’il entame sa carrière, d’abord au marketing, puis dans les services commerciaux avant d’assurer la direction générale de plusieurs filiales du groupe. En 2006, Nicolas Chausson reste dans le secteur de la beauté pour créer, à Lyon, la filiale française du groupe britannique GHD, spécialiste des outils et des accessoires de coiffage professionnel. Au moment de partir, la structure qu’il a contribué à mettre sur pied compte une cinquantaine de collaborateurs qui génèrent 20 millions d’euros (M€) de chiffre d’affaires.

D’autres projets en tête…
C’est un succès, mais Nicolas Chausson a d’autres projets en tête. « Je voulais être à mon compte, être seul propriétaire, contrôler toutes les dimensions d’une entreprise : la conception, la fabrication le marketing, la vente. » Velecta est l’aubaine qui lui offre la possibilité de réaliser son ambition. À peine après en avoir franchi le seuil, le nouveau patron, actionnaire unique donc, trouve un terrain à sa dimension, conforte le site en transférant le siège alors parisien à Romorantin-Lanthenay et veut tout simplement tripler le chiffre d’affaires, à l’époque de 4,5 M€, dont la moitié à l’export, en cinq ans. Mais cela, évidemment, c’était avant la pandémie. Au printemps 2020, alors que le monde entre en hibernation, Nicolas Chausson voit là l’occasion de prendre le temps pour repenser son entreprise, poser les fondations du futur, « d’ouvrir les portes et les fenêtres pour transformer l’usine en une véritable marque ».

Une nouvelle dynamique
Velecta s’affranchit de Paramount et redevient Velecta. L’innovation au cœur de la nouvelle stratégie permet de concevoir une nouvelle offre produit. En déclinant de nouvelles gammes, en élaborant une véritable politique marketing et commerciale, la PME s’offre une nouvelle identité et débute un nouveau chapitre de sa déjà longue histoire. Ce tournant s’appuie sur les fondamentaux de l’entreprise. « Nos sèche-cheveux fabriqués en France sont aussi constitués de 80 % de composants d’origine nationale et parce que nos produits sont destinés à des usages intensifs, notre exigence en matière de fiabilité est sans compromis. »
Forte de ces atouts, « Velecta compte réaffirmer sa présence auprès des utilisateurs professionnels, les salons de coiffure, tout en envisageant de se positionner sur le marché des particuliers ». En dépit des vicissitudes sanitaires, Velecta gonfle ses voiles et s’offre de nouvelles opportunités d’évolution parce qu’elle a « plein de choses nouvelles à raconter ». Une nouvelle dynamique, une gamme rénovée qui s’appuient sur les compétences de son territoire.

Velecta au palais de l’Élysée
De quoi séduire jusqu’à l’Élysée qui, cet été, a retenu Velecta parmi 3 000 entreprises prétendantes pour la deuxième édition de « La Grande Exposition du fabriqué en France ». Une manifestation organisée dans les salons de la présidence française pour présenter, au mois de juillet, ses créations aux côtés de 125 autres entreprises innovantes de tout secteur, attachées elles aussi aux vertus du « made in France ». Et l’histoire ne s’arrête pas là puisque la PME du Loir-et-Cher a été, une nouvelle fois, sélectionnée dans le dernier carré des 16 lauréates pour participer au tour de France de « La Grande Exposition ». Le « Big Tour » pour présenter pendant la saison estivale son savoir-faire dans 25 villes de l’Hexagone. De quoi attirer la lumière et repartir d’un bon pied alors que l’horizon de l’entreprise est en train de s’éclaircir et permet d’envisager raisonnablement de tripler le chiffre d’affaires d’ici à quelques années, comme prévu initialement. Les 27 collaborateurs auront du pain sur la planche, et c’est tant mieux. Peut-on parier que ces objectifs aient un impact sur l’emploi ?

Texte : Olivier Durand – Photos : Cyril Chigot

https://www.velecta-paris.com

A Romorantin, Velecta souffle le chaud !

Il est à Romorantin-Lanthenay une petite entreprise qui ne souffle que le chaud et rien que le chaud. Mais les Romorantinais savent-ils qu’à leurs portes siège le seul fabricant au monde de sèche-cheveux professionnels, conçus et fabriqués en France ? « Un marché de niche et de pointe », souligne Nicolas Chausson, le nouveau PDG.

En Sologne depuis 1936
L’histoire n’est pourtant pas nouvelle et remonte à 1936, lorsque deux frères, les fondateurs, bien que parisiens, décident d’installer leurs ateliers de fabrication à Romorantin. Pour des chasseurs, Romorantin, au cœur d’un territoire giboyeux, fait parfaitement l’affaire pour développer leur petite entreprise et s’adonner à leur passion. Chasseurs et hommes d’affaires avisés car, rapidement, l’entreprise se dotera d’une nouvelle identité qui sera dorénavant Velecta Paramount. Quand Hollywood s’invite au cœur de la Sologne… Tombé en panne, fort opportunément, sur les grands boulevards parisiens pile devant la façade d’un cinéma Paramount, l’un des cofondateurs a l’idée, mais également l’audace, de prendre son téléphone pour contacter les studios californiens et solliciter le droit d’accoler le nom Paramount à celui de Velecta. Contre toute attente, les studios californiens acquiescent. C’est ingénieux et cela ne peut que « booster » la notoriété de la petite entreprise solognote alors que les stars de la côte ouest font la pluie et le beau temps partout dans le monde en matière d’innovation capillaire.

Une vieille dame
Mais le temps passe, Velecta Paramount est, entre-temps, devenue une vieille dame. « C’est une pépite un peu endormie dotée de beaucoup de potentiel », dont Nicolas Chausson se porte acquéreur en avril 2019. Michel Guilloson, le propriétaire vendeur, « ne souhaitait pas vendre à un grand groupe et envisageait une transition en douceur avec des garanties sur la pérennité du site en Loir-et-Cher ».
Le nouveau PDG, qui maîtrise sur le bout des doigts le marché de la beauté, est en terrain connu. Quelques années auparavant, c’est au sein du leader mondial des cosmétiques L’Oréal qu’il entame sa carrière, d’abord au marketing, puis dans les services commerciaux avant d’assurer la direction générale de plusieurs filiales du groupe. En 2006, Nicolas Chausson reste dans le secteur de la beauté pour créer, à Lyon, la filiale française du groupe britannique GHD, spécialiste des outils et des accessoires de coiffage professionnel. Au moment de partir, la structure qu’il a contribué à mettre sur pied compte une cinquantaine de collaborateurs qui génèrent 20 millions d’euros (M€) de chiffre d’affaires.

D’autres projets en tête…
C’est un succès, mais Nicolas Chausson a d’autres projets en tête. « Je voulais être à mon compte, être seul propriétaire, contrôler toutes les dimensions d’une entreprise : la conception, la fabrication le marketing, la vente. » Velecta est l’aubaine qui lui offre la possibilité de réaliser son ambition. À peine après en avoir franchi le seuil, le nouveau patron, actionnaire unique donc, trouve un terrain à sa dimension, conforte le site en transférant le siège alors parisien à Romorantin-Lanthenay et veut tout simplement tripler le chiffre d’affaires, à l’époque de 4,5 M€, dont la moitié à l’export, en cinq ans. Mais cela, évidemment, c’était avant la pandémie. Au printemps 2020, alors que le monde entre en hibernation, Nicolas Chausson voit là l’occasion de prendre le temps pour repenser son entreprise, poser les fondations du futur, « d’ouvrir les portes et les fenêtres pour transformer l’usine en une véritable marque ».

Une nouvelle dynamique
Velecta s’affranchit de Paramount et redevient Velecta. L’innovation au cœur de la nouvelle stratégie permet de concevoir une nouvelle offre produit. En déclinant de nouvelles gammes, en élaborant une véritable politique marketing et commerciale, la PME s’offre une nouvelle identité et débute un nouveau chapitre de sa déjà longue histoire. Ce tournant s’appuie sur les fondamentaux de l’entreprise. « Nos sèche-cheveux fabriqués en France sont aussi constitués de 80 % de composants d’origine nationale et parce que nos produits sont destinés à des usages intensifs, notre exigence en matière de fiabilité est sans compromis. »
Forte de ces atouts, « Velecta compte réaffirmer sa présence auprès des utilisateurs professionnels, les salons de coiffure, tout en envisageant de se positionner sur le marché des particuliers ». En dépit des vicissitudes sanitaires, Velecta gonfle ses voiles et s’offre de nouvelles opportunités d’évolution parce qu’elle a « plein de choses nouvelles à raconter ». Une nouvelle dynamique, une gamme rénovée qui s’appuient sur les compétences de son territoire.

Velecta au palais de l’Élysée
De quoi séduire jusqu’à l’Élysée qui, cet été, a retenu Velecta parmi 3 000 entreprises prétendantes pour la deuxième édition de « La Grande Exposition du fabriqué en France ». Une manifestation organisée dans les salons de la présidence française pour présenter, au mois de juillet, ses créations aux côtés de 125 autres entreprises innovantes de tout secteur, attachées elles aussi aux vertus du « made in France ». Et l’histoire ne s’arrête pas là puisque la PME du Loir-et-Cher a été, une nouvelle fois, sélectionnée dans le dernier carré des 16 lauréates pour participer au tour de France de « La Grande Exposition ». Le « Big Tour » pour présenter pendant la saison estivale son savoir-faire dans 25 villes de l’Hexagone. De quoi attirer la lumière et repartir d’un bon pied alors que l’horizon de l’entreprise est en train de s’éclaircir et permet d’envisager raisonnablement de tripler le chiffre d’affaires d’ici à quelques années, comme prévu initialement. Les 27 collaborateurs auront du pain sur la planche, et c’est tant mieux. Peut-on parier que ces objectifs aient un impact sur l’emploi ?

Texte : Olivier Durand – Photos : Cyril Chigot

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