LE MAGAZINE D'INFORMATION DU DÉPARTEMENT

Loir et Cher info

Nicolas Chaplault, chef d’agence routière.

SAINT-AIGNAN « De novembre à mars, je suis responsable des interventions de viabilité hivernale sur le réseau routier du sud du département. Nous sommes là pour que l’usager circule de façon sereine, en toute sécurité, même en cas de verglas ou de neige. Nous avons des patrouilleurs qui vont sur le terrain vers 2 h du matin pour vérifier les températures de chaussée, le taux d’humidité et le vent, pour ensuite déclencher ou non les interventions de salage. Les données météo sont un bon outil d’aide. Nous prenons une décision vers 3 h. Ça se joue bien souvent à un degré près, mais en cas de risque, nous traitons. Nous faisons en sorte que les routes soient salées avant 7 h le matin. Le salage est répandu de façon raisonnée, autour de 10 g par m2, et reste efficace deux ou trois jours par temps sec. »

Christophe Boucher, chauffeur de saleuse.

MONDOUBLEAU « Lorsque je suis d’astreinte, je peux être appelé à n’importe quelle heure, entre 17 h 30 et 8 h du matin pour intervenir. Dans ce cas, nous partons à deux : le chauffeur et l’accompagnateur. Ce dernier gère la quantité de sel sur le poste de pilotage et s’occupe de la lame de déneigement si besoin. La plupart des interventions ont lieu de nuit. Alors, même si ça fait partie du métier de conduire la nuit, c’est bien d’être à deux pour rester éveillé. Et puis, c’est plus facile de charger la saleuse à deux. Pour moi, conduire le camion jaune et saler les routes, c’était un rêve d’enfant ! C’est un poste très gratifiant car, grâce à nous, le domaine de circulation reste accessible à tous. Certes, on ralentit parfois la circulation, mais je dis toujours qu’il vaut mieux arriver en retard au travail que de ne pas y aller du tout ! »

Propos recueillis par Julie Bind et Alice Enaudeau.

BLOIS
Jean-Luc Pinault, mécanicien au parc routier
« Pour nous, la saison démarre dès la fin de l’été avec la révision complète des 17 saleuses du parc. Ensuite, du 15 novembre au 15 mars, nous contrôlons et réparons les machines pour maintenir le parc en état de fonctionnement permanent. Si l’une des saleuses est immobilisée, nous disposons de deux « mulets » (véhicules de remplacement) pour les changer temporairement. Durant cette période, nous sommes deux mécaniciens d’astreinte une semaine par mois, du lundi 17 h 30 au lundi suivant même heure. Nous devons être disponibles H 24 pour intervenir à n’importe quelle heure en cas de panne. Il peut nous arriver de changer la roue d’une saleuse en pleine nuit sur une route départementale. Notre objectif, c’est la continuité de service. Alors oui, on travaille avec le stress d’assurer la fluidité de circulation partout dans le département. À ce poste, on comprend mieux pourquoi certains départements se retrouvent parfois débordés en plein hiver. Car on a beau avoir le matériel, quand la météo s’en mêle, on peut être submergés…»

BLOIS
Fabrice Lambert, référent opérationnel
« Dès le mois de juin, j’organise le dispositif de viabilité hivernale (moyens techniques et humains, circuits…) et je démarre l’approvisionnement en sel et saumure des 10 centres départementaux. À partir du 15 novembre, je deviens la boîte de dialogue entre Météo France, les responsables d’intervention de viabilité hivernale délocalisés et la direction de la communication. Je veille aux alertes de Météo France pour proposer et organiser un salage préventif. Si une saleuse tombe en panne sur la route, le chauffeur m’appelle et j’envoie l’équipe d’astreinte sur place. La nuit, je centralise les remontées des patrouilleurs pour établir les cartes de circulation qui seront publiées par la communication sur Info Route 41. Ce qui me plaît, c’est cette mission de service public : on permet à l’usager de circuler quelles que soient les conditions météo. »

Propos recueillis par Julie Bind et Alice Enaudeau.

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