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Cheverny, entre nature et culture

Cheverny
5 juillet 2023
Temps de lecture : 3 minutes

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Cheverny, entre nature et culture

De Cheverny, chef-d’oeuvre « Grand Siècle », nous retenons la richesse des collections. Mais posé en majesté au coeur d’un immense parc clos, il est aussi un cadre naturel privilégié pour déambuler entre bois, parc à l’anglaise planté de séquoias, cèdres, tilleuls ou univers intimistes. Ainsi, on apprécie les légumes de saison et les fleurs parfumées du potager, les cerisiers, pommiers, groseilliers du Jardin sucré. Mais aussi les statues symboliques de l’amour et de la famille du jardin de l’Amour, comme les massifs de rhododendrons et tunnels de glycines du jardin des Apprentis. De même, on peut aussi voguer sur le canal et se laisser surprendre par les cyprès chauves de Louisiane qui s’épanouissent les pieds dans l’eau.
Olivier Durand

chateau-cheverny.fr
©CD41/C. Chigo

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De Cheverny, chef-d’œuvre architectural « Grand siècle », nous retenons la richesse de son intérieur. En effet, la tapisserie des Gobelins du XVIIe siècle, la commode d’époque Louis XIV de style Boulle, les peintures – certaines signées Hyacinthe Rigaud, François Clouet ou bien issues des ateliers de Raphaël – cela témoigne d’un certain art de vivre à la française. Ce monument unique, ouvert au public depuis 1922 et bâti en pierres de Bourrée, ce qui lui confère une blancheur presque immaculée, a séduit Hergé qui s’en inspira pour créer Moulinsart. Dans ce lieu emblématique des aventures de Tintin, de son acolyte le capitaine Haddock et de Milou, évidemment, une exposition permanente, installée dans les dépendances du domaine, permet de s’immerger au sens propre dans les albums des courageux aventuriers.

Le château et le chien géant, sculture de Michel Audiard ©CD41/C.Chigot

Un cadre naturel privilégié

Mais Cheverny, posé en majesté au cœur d’un immense parc clos de 110 hectares, est aussi un cadre naturel privilégié qui autorise déambulations et découvertes entre bois ou parc à l’anglaise. Un domaine planté d’essences rares, séquoias, cèdres du Liban et de l’Atlas, pins Laricio de Corse et de Calabre, tilleul, sapins de Douglas que Paul de Vibraye, agronome, naturaliste, curieux de la beauté du monde, rapporta au XIXe siècle de ses voyages au long cours. 

Cheverny, un lieu unique qui juxtapose l’immense verticalité des séquoias de 70 m (qui tripleront leur hauteur une fois adultes) et univers intimistes.
Ainsi, à quelques pas du chenil où s’ébattent plus d’une centaine de chiens anglo-français tricolores attendant l’automne pour débusquer le cerf, le visiteur appréciera la sérénité du potager. On y trouve des bandes végétales colorées où s’entremêlent fleurs parfumées servant à confectionner les bouquets qui décorent le château toute l’année, et légumes de saison figurant à la carte du salon de thé de l’orangerie. Quant à la pergola au centre du potager, sorte de jardin suspendu d’orchidées multicolores doté d’un brumisateur, elle offre une halte de fraîcheur bienvenue en été. 

  • Château de Cheverny
    Le château et le chien géant, sculpture de Michel Audiard.

Une démarche écoresponsable forte

Ce potager étonnant s’inscrit dans une démarche écoresponsable forte mise en place par le domaine depuis quelques années grâce à un système d’irrigation innovant appelé « aquaponie ». Les végétaux sont irrigués en circuit fermé par l’eau provenant d’un aquarium où sont élevés des poissons dont les déjections constituent des nutriments naturels pour les plantes qui, à leur tour, filtrent l’eau qui revient propre dans l’aquarium,  et ainsi de suite dans un cycle vertueux. 

La visite se poursuit vers les cerisiers, pommiers, groseilliers du Jardin sucré, verger à la française. On médite ensuite devant les statues monumentales en bronze du sculpteur suédois Gudmar Olovson, symboliques de l’amour, de la famille et de la vie, du Jardin de l’amour sur les bords de la pièce d’eau. On se dirige ensuite vers les massifs de rhododendrons, tunnels de glycines du Jardin des apprentis, entre la façade nord et l’orangerie. On se perd au sens propre dans le labyrinthe dont les haies denses de laurier du Caucase n’offrent aucune visibilité, c’est fait exprès ! Ceux qui auront la chance de s’en sortir pourront s’offrir un brin de repos en voguant sur le canal et se laisseront surprendre par les cyprès chauves de Louisiane qui s’épanouissent les pieds dans l’eau. 

Texte : Olivier Durand
Photos : Cyril Chigot

Info +
Horaires des visites jusqu’au 31 août : 9 h 15 – 18 h 30
Jusqu’au 30 septembre : 9 h 15 – 18 h sans interruption
www.chateau-cheverny.fr

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