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La MS84 version EPAF

Romorantin-Lanthenay
20 avril 2023
Temps de lecture : 3 minutes

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La MS84 version EPAF
La Matra MS84 et l’Espace F1 © EPAF

Matra et la ville de Romorantin-Lanthenay ont une longue histoire commune, mise en lumière par le musée automobile Matra. Spécialisée dans la restauration des voitures de course Matra, Epaf (Entretien du patrimoine automobile français) perpétue depuis 2004 un savoir-faire unique qui fait le bonheur des collectionneurs. Parmi les fleurons de l’écurie championne du monde de F1 en 1969, la MS84 a été restaurée de façon admirable. Dotée d’une transmission intégrale, elle a été alignée au départ de quatre courses. « Ces bolides font partie de notre patrimoine.
Epaf possède l’expertise pour les remettre en état d’origine grâce à sa documentation et au savoir-faire technique de ses ”compagnons” », explique Bruno Perrin, directeur de l’entreprise depuis 2017. Reconnue à l’international, celle-ci emploie deux salariés et un apprenti.


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Les Matra ressuscitées

Spécialisée dans la restauration des voitures de course Matra, Epaf (Entretien du patrimoine automobile français) perpétue, depuis 2004, un savoir-faire unique qui fait le bonheur des collectionneurs. Son atelier de Romorantin-Lanthenay a notamment reconstruit la mythique MS84 à quatre roues motrices.   

« Les monoplaces de course Matra, championnes du monde de F1 en 1969, font partie de notre patrimoine. Epaf possède l’expertise pour les remettre en état d’origine grâce à sa documentation et au savoir-faire technique de ses compagnons », explique Bruno Perrin, directeur de l’entreprise depuis 2017. Celle-ci avait été fondée en 2004 par deux ancien « Matraciens », Bernard Balzeau et Jean-Paul Humbert.

Des restaurations remarquables

Parmi les restaurations remarquables, citons celle de la MS84 qui a demandé sept mille heures de travail, dont la moitié en atelier. Bruno Perrin revient sur l’histoire de cette voiture emblématique de la technologie française, dotée d’une transmission intégrale : « En 1966, la cylindrée des Formule 1 passe à 3 000 cm3. En 1967, apparaît le moteur Ford V8 DFV, suivi du Matra V12 MS 9. Tous deux produisent plus de 400 chevaux et, les voitures pesant 500 kilos, les pneus ont du mal à faire transmettre une telle puissance sur sol glissant. Les ingénieurs Matra vont alors concevoir une voiture autour d’un châssis tubulaire, au lieu d’une monocoque, avec une transmission intégrale fournie par l’entreprise vierzonnaise Ferguson. »
Hélas, pour des raisons techniques (poids de 610 kg, direction difficile… ), la MS84 ne sera alignée que sur quatre courses en 1969, en version deux roues motrices, afin d’améliorer confort de conduite et performances du véhicule. Avec Johnny Servoz Gavin au volant, elle termine 6e au Grand Prix du Canada.
En 2014, un collectionneur va charger la société romorantinaise de reconstruire le véhicule car il a retrouvé l’ensemble des pièces de la transmission intégrale dans les réserves du musée de Donington, dans les Midlands (Grande-Bretagne). Le savoir-faire d’Epaf permettra de reproduire le véhicule original avec une fidélité extrême. La voiture effectue ses premiers tours de roue au printemps 2020 avant d’être livrée à son propriétaire en octobre.  

Une réputation à l’international

Reconnue à l’international, la société Epaf répond à des commandes pour des clients privés, le musée Matra ou encore pour le groupe Lagardère. L’entreprise, qui a réalisé 300 000 euros de chiffre d’affaires en 2022, emploie deux salariés et un apprenti. Elle a aussi restauré la légendaire MS670 qui a été revendue aux enchères cinq millions d’euros en 2021.

Epaf

Jean-Luc Vezon

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