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Bonheur dans l’assiette

Montrichard
26 juin 2025
Temps de lecture : 4 minutes

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Bonheur dans l’assiette

« C’est un lieu de rencontre où l’on se sent comme à la maison », affirment Eva Anastasiu et Pauline Bris, gérantes du restaurant-traiteur Mon Jardin. En mai 2023, elles ont ouvert un lieu à leur image, quai de la République. Face à la plage de Montrichard, l’endroit dispose de larges baies vitrées et d’une terrasse. Dès l’entrée, le charme opère : tables en bois, fleurs champêtres, livres de cuisine… La cuisine maison se veut cosmopolite, à base de produits locaux, bio en majorité, d’herbes et d’épices. « Nous travaillons le boeuf, le poulet fermier, le poisson et mettons aussi à l’honneur les plats végétaux. On est gâtées côté producteurs », dit en souriant Eva. Un bonheur dans l’assiette. Mon Jardin dispose également d’une activité traiteur, au quotidien pour les entreprises locales, et le week-end pour les mariages (jusqu’à 200 personnes), qui représente 50 % de l’activité. La devise maison ? « Une cuisine saine, accessible à tous. »
Anne Sarazin

Photos : CD 41/Laurent Alvarez


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Une cuisine cosmopolite pleine de sens
Fin mai, le restaurant-traiteur Mon jardin a fêté ses deux ans d’existence à Montrichard.
Dans une ambiance conviviale et décontractée, avec vue sur le Cher, Eva et Pauline servent les clients toute la journée, avec des menus qui changent au gré de leurs envies. Une cuisine 100 % maison, cosmopolite, des plats français revisités, de la viande, du poisson, des plats végétariens et vegan. Du verre à l’assiette, en passant par la tasse de café, le duo valorise son territoire en mettant en avant les produits de saison, bio et locaux.

Situé à quelques minutes de Chenonceaux, l’endroit est doté de grandes baies vitrées, ce qui lui confère une luminosité très agréable. À peine le seuil de la porte d’entrée franchi, on se sent comme à la maison. La chaleur du bois (tables, chaises) y contribue, comme la présence de bouquets délicats, d’inspiration champêtre, placés un peu partout sur les tables. Des tableaux s’affichent sur les murs et on peut emprunter des livres en attendant sa boisson ou son plat. « On a créé un lieu qui nous ressemble, chaleureux, à notre image », disent-elles. Aux beaux jours, une terrasse permet de profiter de l’endroit en plein air, face au Cher.

Une amitié débutée en Loir-et-Cher
Eva et Pauline se sont rencontrées à La Grange aux savoir-faire, à Vallières-les-Grandes, un lieu qui propose des ateliers culinaires avec des artisans de l’alimentation durable. Eva y animait alors un atelier de cuisine végétarienne, Pauline était en woofing1 en permaculture. Leur passion commune pour les bons produits, la cuisine maison et l’accueil les ont réunies sur un projet de restaurant éphémère, en 2021 et 2022, au domaine Mérieau, à Montrichard, qui a connu un beau succès.

Deux parcours singuliers
Pauline, originaire de Bretagne, a vécu à l’étranger pendant de nombreuses années. Eva, d’origine roumaine, a grandi au Canada. Cette vie et ces rencontres diverses leur ont donné un goût certain pour une cuisine multiple.
Pour Eva, la cuisine est une reconversion, après des débuts dans l’audiovisuel. « Ça a toujours été ma passion, j’ai passé mon CAP à 35 ans, j’ai travaillé chez Frenchie, à Paris, auprès de Greg Marchand. Je suis fan de ce chef, il a créé un vrai microcosme autour de la bonne nourriture. »
Pauline, quant à elle, a évolué dans le marketing, la communication et l’événementiel (organisation de mariages) avant de se diriger vers la restauration. Autodidacte en cuisine, elle a surtout travaillé dans des hôtels de luxe.
Après avoir parcouru le monde, elles se disent heureuses d’avoir posé leurs valises à Montrichard, pour la beauté du lieu et la richesse des produits que l’on y trouve. Elles travaillent notamment avec Martin-Pêcheur, pour les poissons de Loire, Paola Sassier, maraîchère, le domaine de Saint-Gilles à Pontlevoy, Stéphane Turbeaux pour la viande de bœuf, la ferme de la Faubonnière pour la volaille, etc.

Une cuisine multiple, accessible
« Nous aimons détourner des classiques, nous proposons, par exemple, un gravelax ou des tacos de silure (poisson de Loire). » Avec un objectif : faire une cuisine gourmande et équilibrée, avec des produits fins et accessibles à tous. Nous travaillons beaucoup les herbes fraîches et les épices. »
Ici, les plats oscillent entre 15 et 18 euros. La carte du mois de juin propose, par exemple, des champignons (de la cave de Bourré) rôtis aux épices et servis avec une crème de haricots blancs en entrée, une salade thaïe avec riz croustillant, menthe, concombre, vinaigrette au citron vert et cacahuètes en plat.
Pour le sucré, rien de très classique. « Nous sommes plutôt sur des desserts de type panna cotta, cheesecake, carrot cake… Les gens viennent chez nous pour découvrir. » 

La clientèle du restaurant
Très variée, la clientèle comprend la jeunesse locale comme les plus de 80 ans. « Nous avons “notre” Françoise, 75 ans, Claude B. qui a 85 ans, beaucoup de clients réguliers, des copines qui viennent après leur cours de gym… » Sur les tables, souvent réservées à l’avance, une jolie ardoise blanche indique le prénom de la personne venant déjeuner.
« Nous aimons voir les gens se faire la bise d’une table à une autre, se donner des conseils sur le choix du plat. Ça se rencontre, ça rigole et, surtout, ça se régale. »

L’activité traiteur
Au-delà du restaurant, la moitié de l’activité de Mon jardin est consacrée à la partie traiteur. « Nous sommes des traiteurs du quotidien, pour les entreprises locales (plats à emporter) et aussi pour des évènements de type mariage. Cette année, d’avril à septembre, nous en avons 18 ! »
Les deux complices proposent un service en buffet ou de grands plats sur table, un style plus flexible et décontracté correspondant davantage aux envies des mariés d’aujourd’hui.
« On s’adapte au budget et aux envies des personnes, nous n’avons pas de menu type. »

À savoir : Mon jardin est le premier restaurant de Montrichard à posséder le label « Accueil Vélo ». Et, compte tenu du profil des globe-trotter de ces dames, ici, on parle l’anglais aussi bien que le français. Anne Sarazin1 – Programme culturel et éducatif autour de l’agriculture paysanne durable.

1 – Programme culturel et éducatif autour de l’agriculture paysanne durable.

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