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C’est la saison du vélo

Enfin l’été, les beaux jours, les vacances, les loisirs, davantage de temps pour flâner.
C’est la période idéale pour parcourir le Loir-et-Cher à vélo, pédaler à la rencontre de sa nature, ses vieilles pierres ou son éventail de loisirs… Le Loir-et-Cher compte plus de 1 200 kilomètres d’itinéraires cyclotouristiques balisés, dont 34 boucles, l’offre est variée ! Ces itinéraires traversent le département : du nord au sud, vous avez le choix entre La Vallée du Loir à vélo, La Loire à vélo et la toute nouvelle véloroute, Coeur de France à vélo, qui longe la vallée du Cher.
Et pour ceux qui travaillent, il est aussi possible d’emprunter les voies vertes réalisées par le conseil départemental depuis quatre ans.
Présentation de ces aménagements empruntés au quotidien par de nombreux Loir-et-Chériens. Bonne route.

Dossier réalisé par Julie Bind, Anne Sarazin et Jean-Luc Vezon
Photos : Nicolas Derré/CD 41 et ADT 41

La Loire à vélo

Traversée de la Loire du côté de Montlivault.

Trois questions à Catherine Lhéritier,
1re vice-présidente du conseil départemental chargée du personnel, de la modernisation de l’administration, de l’attractivité du territoire, du tourisme et de l’aérodrome Blois-Le Breuil.

Catherine Lhéritier : Notre territoire a la chance de bénéficier d’une incroyable diversité : une offre patrimoniale unique autour de nos quatre grands sites patrimoniaux – Chambord, Chaumont-sur-Loire, Blois et Cheverny –, du ZooParc de Beauval, 4e plus beau zoo du monde et ses 35 000 animaux venus de toute la planète, mais aussi de multiples richesses naturelles ou gustatives.
La possibilité de les découvrir à vélo, à son rythme, est une véritable plus-value et répond aux aspirations des visiteurs. Avec l’ouverture de Coeur de France à vélo, le 23 mai, un peu plus de 1 200 km d’itinéraires sont à découvrir dans notre département.
Cela représente autant d’invitations au voyage le long du Loir, de la Loire et du Cher ou à travers le territoire, grâce à un réseau de plus de 900 km de boucles cyclables.

C. L. : C’est, en effet, un axe majeur de notre feuille de route, qui a été construite avec les acteurs touristiques de notre territoire.

Si le Loir-et-Cher a été un des pionniers en matière de tourisme à vélo avec les Châteaux de la Loire à vélo il y a vingt-cinq ans ou la Loire à vélo, qui fête cette année ses 20 ans, la concurrence est aujourd’hui de plus en plus forte. Pour rester attractif et permettre à notre économie touristique de poursuivre son développement, il est essentiel d’observer en permanence l’évolution des attentes et besoins des visiteurs afin d’adapter notre offre en conséquence. Il nous faut la penser à 360°, en plaçant la qualité avant la quantité. C’est ainsi que nous mettrons pleinement en lumière la singularité de notre département et son caractère unique comparé à d’autres destinations.


C. L. : Elle se manifeste par un travail de réflexion avec les acteurs du territoire pour conforter la liaison entre les quatre grands châteaux ou interconnecter des axes structurants comme La Loire à vélo et Coeur de France à vélo. L’objectif est de répondre aux attentes légitimes de sécurité et de découverte exprimées en particulierpar les familles. De la même manière, nous souhaitons optimiser la gestion et l’entretien des itinéraires pour que l’expérience du visiteur soit à la hauteur de ses exigences.
Enfin, l’action du département est dictée par la nécessaire addition des compétences et des moyens, surtout en matière de promotion.
Nos trois véloroutes, du nord au sud – La Vallée du Loir à vélo, la Loire à vélo et Coeur de France à vélo –, dépassent largement les frontières départementales et rassemblent de nombreux acteurs qui doivent conjuguer leurs efforts pour valoriser les investissements réalisés. C’est le rôle et la mission des comités d’itinéraire, dans lesquels le département s’est naturellement engagé.

BON ANNIVERSAIRE !

Cette année, La Loire à vélo souffle ses 20 bougies. L’une des plus célèbres routes cyclotouristiques de France, y compris au-delà des frontières du pays, évolue le long du fleuve royal, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis vingt-cinq ans. Le parcours se fait en toute tranquillité, dans une nature baignée de lumière, écrin des plus beaux châteaux de la Loire, notamment grâce à son balisage dans les deux sens et à l’ensemble des services nécessaires, identifiables avec la marque « Accueil Vélo ». Avec 1,9 million de voyageurs, cette véloroute est l’une des plus fréquentées d’Europe.
L’itinéraire qui longe le fleuve est interconnecté avec d’autres grands parcours cyclotouristiques à dimension européenne, notamment avec l’EuroVelo 6. Connue sous le nom de véloroute des fleuves, celle-ci relie l’Atlantique à la mer Noire sur près de 4 500 kilomètres en suivant le cours des trois plus grands fleuves européens. Dans les deux régions parcourues par La Loire à vélo, la véloroute est connectée à neuf autres itinéraires et à plus de treize réseaux de boucles.
Si vous êtes atteint par le virus du « slow tourisme », bonne nouvelle, vous n’êtes pas prêt d’en épuiser les parcours en Loir-et-Cher !
La Loire à vélo, c’est un parcours balisé, mais pas seulement. Pensé dans son ensemble, l’itinéraire propose, tout du long, différents services indispensables à la bonne organisation de son séjour : hébergements à moins de 5 km du parcours, location et réparation de vélos, transfert de bagages, transport de vélos, aires d’arrêt…

Quelles routes ?

La Loire à vélo, l’une des véloroutes les plus connues en France, également réputée comme l’une des plus belles, est facile à pratiquer en famille. Elle suit le tracé de la Loire, de faible dénivelé, selon différents types de voies.
Les voies dites « sans voiture » comprennent des voies vertes (exclusivement réservées aux véhicules non motorisés – cyclistes, piétons, rollers…) et des pistes cyclables (réservées aux cyclistes, séparées de la circulation motorisée).

D’autres voies sont partagées avec les voitures : les bandes cyclables (réservées aux cyclistes, généralement en milieu urbain, séparées du reste de la circulation par un marquage au sol), les routes sans transit (accessibles uniquement aux riverains et aux cyclistes) et les routes à faible circulation (à trafic faible, moins de 500 véhicules par jour).

La petite reine au pays des rois

L’itinéraire cyclotouristique La Loire à vélo s’étend sur 900 km entre Cuffy, près de Nevers (Nièvre, 58) et Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique, 44). Il traverse deux régions et six départements, dont quatre en région Centre-Val de Loire : le Cher, le Loiret, le Loir-et-Cher et l’Indre-et-Loire.

En Loir-et-Cher, La Loire à vélo permet d’accéder aux plus grands châteaux de la Loire, à travers ses antennes ou via les boucles de Châteaux de la Loire à vélo.
L’itinéraire suit le tracé du fleuve qui a, autrefois, séduit les rois de France. C’est un parfait mélange entre les paysages de Loire et les plus célèbres châteaux de la « vallée des rois ». Chaque monument propose, en plus des visites, selon les périodes, expositions, activités, festivals – il y en a pour tous les goûts. Citons, puisqu’il se déroule sur une très large période incluant toute la saison estivale, le fameux Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire, sans oublier que villes et villages, tout au long du parcours, proposent aussi des animations diverses.
L’itinéraire traverse le département d’est en ouest, de Lestiou à Rilly-sur-Loire, dans le périmètre inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.
Une journée sur la voie royale constitue le meilleur moyen de découvrir les cités des bords de Loire.

Arrêtez-vous à Saint-Dyé-sur-Loire, par exemple, et prenez le temps d’observer les différentes couleurs que donne la lumière de Loire au bourg, selon le moment de la journée, puis faites un saut à la Maison de la Loire, mine d’informations sur le fleuve royal.
Continuez jusqu’à Blois, où le château ne sera pas le seul à retenir votre attention. Maison de la magie ? Fondation du doute ? Escapade en ville ? Admirez l’escalier Denis-Papin et ses contremarches peintes (cet été, les décors répondent au tableau d’Édouard Manet, Le Citron, exposé jusqu’au 28 juillet au château de Blois), grimpez vers la cathédrale et les jardins de l’Évêché, cherchez la tour Beauvoir, la place Louis-XII, la place Ave-Maria et laissez votre curiosité vous entraîner dans les vieilles rues.
Cheminer sur le parcours de La Loire à vélo, au-delà des châteaux, des lieux traversés, c’est aussi aller à la découverte des vignobles, avoir la possibilité de pratiquer des activités sur terre, dans les airs… ou sur l’eau. Après avoir longé le fleuve en pédalant, pourquoi ne pas glisser sur ses eaux le temps d’une sortie en bateau traditionnel à fond plat ?

LES BOUCLES

Aux 55 km de l’itinéraire principal s’ajoutent différentes variantes et boucles qui s’éloignent de la Loire et permettent de pédaler à la découverte de la Sologne ou de la Beauce. Les quinze boucles (de 10 à 43 km) de Châteaux de la Loire à vélo rassemblent près de 500 km de chemins, pistes et petites routes pour vos balades en famille ou entre amis. Quant aux itinéraires cyclables de La Sologne à vélo, ils proposent cinq parcours de 5 à 31 km pour des balades en forêt ou au coeur de la nature, à la découverte du terroir de Sologne, de ses villages et de ses étangs, des maisons à thème. Ils permettent également de rejoindre le village de Chaumont-sur-Tharonne et son célèbre Center Parcs.


La Vallée du Loir à vélo

Paysage bucolique à Vallée-de-Ronsard.

HORS DES SENTIERS BATTUS

Envie d’une sortie à vélo sur un parcours insolite, riche de belles découvertes ? La Vallée du Loir à vélo est l’itinéraire qu’il vous faut. En Loir-et-Cher, il emprunte de petites routes partagées, plus sécurisées que les grandes.
Cette véloroute est un appel à la flânerie, au pique-nique sous un arbre, à l’escapade curieuse. Elle s’étire en douceur au fil du Loir, serpente sur des chemins pittoresques et dévoile ses trésors dans un écrin de verdure, entre forêts et vignobles. Plutôt confidentiel et très bucolique, parsemé de prairies vallonnées, le parcours de La Vallée du Loir à vélo est accessible aux cyclistes de tous niveaux. S’il suit essentiellement le cours sinueux et intimiste de la rivière, il s’en écarte parfois légèrement pour permettre aux « vélo-curieux » d’accéder aux richesses patrimoniales de la vallée – charmants villages, belles demeures, églises à fresques…
La balade commence à Morée et Fréteval, où l’on peut découvrir les vestiges de l’ancien château-fort, qui seraient ceux d’un des plus anciens donjons circulaires de France. Un peu plus loin se dresse le château de Meslay, élégant édifice construit au XVIIIe siècle.
L’itinéraire arrive ensuite à Vendôme, où les possibilités d’arrêt curieux ne manquent pas : porte Saint-Georges, parcs, abbaye de la Trinité mêlant art roman (clocher de 80 mètres) et gothique flamboyant (façade), musée, ruines du château…


Vous pédalerez ensuite jusqu’à Thoré-la-Rochette, l’une des neuf communes de l’appellation des coteaux-du-vendômois, l’occasion de découvrir vignobles et caves creusées dans le tuffeau.
La véloroute rejoint ensuite Lavardin, l’un des plus beaux villages de France. Vous pourrez y flâner et admirer les ruines de son château-fort, ses maisons anciennes, son église à fresques, le pont médiéval qui enjambe le Loir… Plus loin, Montoire-sur-le-Loir dévoile notamment sa charmante chapelle Saint-Gilles et ses peintures murales du XIIe siècle. Autre village remarquable, Trôo, ancienne cité troglodytique avec ses terrasses aménagées sur trois niveaux, ses ruelles, passages étroits, grottes, caves… Ce village atypique construit sur un coteau en tuffeau, homologué parmi les « Petites Cités de Caractère », permet, depuis son belvédère, d’embrasser une vue imprenable sur la vallée du Loir.
De retour en selle, l’itinéraire vous entraîne vers le manoir de la Possonnière (Vallée-de-Ronsard), maison natale du poète Pierre de Ronsard. Cet édifice, érigé au xvie siècle dans le style de la Renaissance italienne, avec dépendances et cuisines troglodytiques, sculptures, jardins d’inspiration Renaissance et roseraie, est labellisé « Maison des Illustres » par le ministère de la Culture depuis 2019.

80 KM LE LONG DU LOIR

Première véloroute accompagnant une rivière de sa source à sa confluence, La Vallée du Loir à vélo s’étend sur 320 km, dont plus de 80 en Loir-et-Cher, depuis la source du Loir, près d’Illiers-Combray (28), jusqu’à sa confluence aux bords de la Loire, à Angers (49), où elle se connecte à La Loire à vélo.
Cette véloroute se situe au coeur d’un vaste réseau cyclable : au-delà de la connexion avec La Loire à vélo, elle se relie également à La Véloscénie (Paris – Mont-Saint-Michel), à Saint-Jacques à vélo (à laquelle elle se superpose pour partie1), à La Vélobuissonnière et à La Vélofrancette, qui sont autant d’occasions de rejoindre notre vallée du Loir.

1 – Attention, les parcours de La Vallée du Loir à vélo et de Saint-Jacques à vélo ont des parties communes, mais se séparent à Montoire-sur-le-Loir.
Soyez attentif au balisage !

La commanderie d’Arville.

LES BOUCLES

Onze boucles (de 11 à 34 km) animent cet itinéraire en vallée du Loir, le prolongeant éventuellement en campagne percheronne.
Manoir, commanderie de templiers, ancienne carrière de roussard (grès ferrugineux rose-rouille), chaque boucle raconte une histoire.


Cœur de France à vélo

Cette nouvelle véloroute se découvre en famille.

UN NOUVEL ITINÉRAIRE EN VALLÉE DU CHER

Le tout nouvel itinéraire cyclotouristique du Loir-et-Cher, Coeur de France à vélo, est LA véloroute familiale par excellence. Elle traverse le sud du département, le long du Cher et du canal de Berry.
Son segment en Loir-et-Cher fait partie d’un parcours bien plus vaste reliant Montluçon (Allier) à Tours (Indre-et-Loire). Sa particularité : 80 à 90 % du trajet est aménagé sur des voies vertes non partagées, ce qui en fait l’un des itinéraires cyclotouristiques les plus verts de Loir-et-Cher.
Ce parcours très sécurisé, inauguré fin mai, permet de faire d’agréables promenades, en toute sérénité, à la découverte de petits et de grands trésors de la vallée du Cher, de Chissay-en-Touraine à Châtres-sur-Cher.
Emprunter Coeur de France à vélo, c’est, bien sûr, pouvoir accéder à des sites emblématiques comme le ZooParc de Beauval ou la collégiale de Saint-Aignan, le château de Selles-sur-Cher, le donjon de Montrichard, mais pas seulement. L’itinéraire constitue également une porte d’entrée vers les villes et villages typiques en bordure de rivière, tels que Montrichard-Val de Cher, Thésée, Selles-sur-Cher ou le pittoresque village de Mennetou-sur-Cher, adorable cité médiévale aux ruelles bordées de maisons à pans de bois ou à colombages, dont l’enceinte remonte au xiiie siècle.

Cœur de France à vélo permet aussi d’assouvir sa curiosité en visitant des sites plus confidentiels comme la magnanerie de Bourré, site troglodytique d’élevage de vers à soie, les caves champignonnières et la ville souterraine sculptée dans le même village, les vestiges d’un temple romain à Pouillé, le site galloromain de Tasciaca à Thésée-la-Romaine (voir en p. 9 et 13), le quartier de céramiques Perrusson à Villefranche-sur-Cher…
Pédaler sur Coeur de France à vélo, c’est également la possibilité de s’offrir quelques pauses gourmandes en profitant des spécialités locales – distillerie à Chissay-en-Touraine (voir ci-contre), vignobles (appellations Touraine et Valençay), fromage de chèvre selles-sur-cher (avec possibilité de visiter certaines chèvreries), andouillettes de Mennetou-sur-Cher… Vous prendrez le temps d’un pique-nique sur une des plages du Cher (Montrichard, Saint-Aignan, Mennetou-sur-Cher, Châtres-sur-Cher) ou d’une sortie en canoë sur la rivière… Les bords de Cher regorgent également de faune et de flore pour qui sait observer. Ils sont également remarquables dans les zones Natura 2000 empruntées par l’itinéraire, tels que le plateau de Chabris à Selles-sur-Cher et Gièvres, l’espace naturel sensible Les Prairies du Fouzon, à Couffy, la forêt de Grosbois, à Noyers-sur-Cher et à Châtillon-sur-Cher, la Sologne, effleurée à Selles-sur-Cher, Gièvres, Villefranche-sur-Cher et Châtres-sur-Cher, le Grand Liot, à Langon-sur-Cher…

QUELQUES CHIFFRES

Ce nouvel itinéraire plein de promesses traverse deux régions et quatre départements. Il s’étend sur près de 330 km entre Montluçon (03) et Tours (37), dont un peu plus de 75 km en Loir-et-Cher, où il parcourt une quinzaine de communes.
La véloroute Coeur de France à vélo offre aussi la possibilité de rejoindre La Loire à vélo en différents points de l’itinéraire.

Après le vélo, le canoë à Chissay-en-Touraine.

Vers plus de mobilités douces

Voie verte de Muides-sur-Loire à Saint-Laurent-Nouan.

Trois questions à Pascal Bioulac,
vice-président du conseil départemental chargé des routes, des mobilités et de l’innovation énergétique et environnementale.

Pascal Bioulac : L’objectif était de réaliser des infrastructures sécurisées pour les déplacements du quotidien en modes doux, qu’il s’agisse de trajets domicile-travail ou, pour les plus jeunes, du trajet domicile-collège. La politique de mobilité du département encourage le covoiturage, mais aussi les déplacements respectueux de l’environnement. Elle veut favoriser les déplacements quotidiens en site propre le long des routes départementales à forte circulation. Ces itinéraires se concentrent dans un périmètre de 8 km autour des pôles économiques et de 3 km autour des collèges.

P. B. : À ce jour, 21,4 km de voies vertes ont été réalisés sur les 103 km prévus dans le cadre du schéma directeur des mobilités 2022-2032. Le conseil départemental a déjà achevé des infrastructures : Blois-Molineuf (Valencisse), Blois-Fossé, de Muides-sur-Loire à Saint-Laurent-Nouan, de Saint-Hilaire-la-Gravelle à Morée. Cet été, la voie de Saint-Gervais-la-Forêt à Cellettes et la rocade de Romorantin-Lanthenay seront opérationnelles. Bien sûr, cela se fait en coordination avec les collectivités locales afin qu’une continuité soit assurée sur place. L’objectif étant que l’usager bénéficie d’une infrastructure continue, sécurisée et cohérente.

P. B. : Ces infrastructures sont bien utilisées par les usagers, cyclistes quotidiens ou occasionnels. La complémentarité avec les voies réalisées par les autres collectivités locales permet de créer des itinéraires sans discontinuité, en agglomération ou hors agglomération. Pour évaluer nos politiques publiques et montrer que les orientations budgétaires vont dans le bon sens, nous avons mis en place des compteurs sur les voies vertes en service. Les résultats montrent une utilisation significative les jours de la semaine : nos objectifs sur les trajets du quotidien sont donc atteints. Nous devons désormais bien entretenir ces voies afin de maintenir, voire d’accroître, leur attractivité auprès des Loir-et-Chériens.

UNE POLITIQUE AMBITIEUSE

Depuis plusieurs années, le conseil départemental valorise les mobilités douces et alternatives, plus respectueuses de l’environnement. Présentation des voies vertes réalisées sur le territoire.

Axée, en 2017, sur le « vélo-tourisme », la stratégie du conseil départemental a évolué. Dès 2020, l’objectif s’est affiché : inciter les Loir-et-Chériens à adopter le vélo pour leurs déplacements quotidiens, lorsque cela est possible. Cet engagement s’est concrétisé, en 2021, avec la création d’un service dédié aux mobilités douces au sein de la direction des routes et la mise en place de la dotation départementale des mobilités alternatives (DDMA) pour soutenir les collectivités locales dans leurs projets. Point d’orgue de cette dynamique : l’adoption, en décembre 2022, du schéma directeur des mobilités.

Ce plan d’action ambitieux prévoit un investissement de 21 millions d’euros (M€) sur dix ans pour aménager 103 km de voies cyclables sécurisées d’ici à 2030, surtout hors agglomération. En 2024, le conseil départemental a alloué 2,2 M€ aux mobilités douces, dont 900 000 euros en subventions directes aux communes, communautés de communes et d’agglomération via la DDMA.
Ces actions démontrent la volonté départementale d’offrir à chacun(e) des alternatives concrètes, écologiques et sécurisées à la voiture individuelle.

Voie verte Blois-Molineuf.

SIX VOIES VERTES RÉALISÉES EN TROIS ANS

BLOIS-MOLINEUF (VALENCISSE)
D’une longueur de 5 km, cette liaison domicile-travail a été réalisée entre août 2021 et mai 2022, sur le côté sud de la RD 765. Côté Molineuf, elle relie le chemin du Vieux-Tertre au réseau de pistes cyclables de la ville de Blois (Molineuf – gare SNCF Blois-Chambord : 8 km). Cet aménagement rejoint la forêt domaniale de Blois et permet d’accéder à la vallée de la Cisse et à ses boucles touristiques.

BLOIS-FOSSÉ
La voie verte reliant Blois à Fossé commence à l’entrée de Blois/Villebarou (avenue de Vendôme). Elle longe la 2 X 2 voies qui mène au centre commercial pour arriver au centre-bourg de Fossé. Le conseil départemental a réalisé les travaux de septembre 2023 à juin 2024 et Agglopolys, la communauté d’agglomération de Blois, a géré le raccordement en agglomération.

MUIDES-SUR-LOIRE – SAINT-LAURENT-NOUAN
Consacrée aux modes de déplacement doux, la voie verte longeant la RD 951 relie Muides-sur-Loire à Saint-Laurent-Nouan.
Les travaux ont été effectués entre octobre 2022 et juin 2023 par le conseil départemental. Cet aménagement comprend la construction d’une voie verte sur 1,8 km en site propre et la remise aux normes sur 3,2 km de deux tronçons cyclables existants.

MORÉE – SAINT-HILAIRE-LA-GRAVELLE
Commencés en septembre 2023, les travaux se sont achevés en juin 2024. Objectif : créer une voie verte reliant Morée à Saint-Hilaire-la-Gravelle. Cet aménagement prolonge la piste cyclable déjà présente au nord de l’agglomération (zone d’activités de La Varenne).

LES DEUX DERNIÈRES VOIES TOUT JUSTE FINALISÉES

SAINT-GERVAIS-LA-FORÊT – CELLETTES
Le département aménage une voie verte entre Saint-Gervais-la-Forêt et Cellettes, accessible dès cet été. Les habitants de Cellettes peuvent ainsi se rendre dans les zones d’activités de Saint-Gervais-la-Forêt et les promeneurs rejoindre le château de Beauregard et la forêt domaniale de Russy. Cette liaison est reliée aux pistes cyclables de la route nationale et de La Bouillie.

ROMORANTIN-LANTHENAY
Cette nouvelle voie verte est créée à la suite des pistes cyclables de la commune. Objectif : desservir les zones d’activités nord, la zone de la Grange et la zone commerciale en direction d’Orléans.
Cet itinéraire sécurisé permettra d’accéder également au quartier Les Malvas. Les travaux, commencés en février, s’achèvent en juillet.

UN REVÊTEMENT SPÉCIFIQUE

Afin que le cycliste roule chaque jour dans de bonnes conditions, la direction des routes et des mobilités du département choisit des matériaux de qualité pour réaliser ses voies vertes. Les critères retenus sont le confort de roulement, la sécurité, la pérennité et l’esthétisme. Pour différencier ces revêtements de ceux des voies classiques, le département privilégie des teintes claires. Par ailleurs, le choix des matériaux varie en fonction de contraintes éventuelles : périmètre de protection de monuments historiques ou partage avec certains utilisateurs (agriculteurs).

ENTRETIEN DES AMÉNAGEMENTS CYCLABLES

Comme toutes les routes, les voies vertes s’entretiennent afin d’assurer un revêtement sécuritaire et confortable pour ceux qui les empruntent. Une attention particulière est donc portée par les équipes d’entretien sur le balayage et la fauche (voire l’élagage), qui varient selon l’aménagement et sont plus fréquents aux beaux jours.
Sur les voies à usage partagé (piétons, vélos et engins agricoles), le balayage est plus fréquent (jusqu’à sept fois par an, contre deux en général), selon les travaux réalisés : labour, semi, moisson. Les voies vertes situées en forêt bénéficient aussi d’une fréquence adaptée, notamment en automne. En complément, comme pour les routes, un patrouillage est également assuré afin de détecter toute anomalie sur l’infrastructure.

SOUTIEN AUX COLLECTIVITÉS LOCALES

Pour aider les collectivités locales à créer des itinéraires cyclables (destinés aux déplacements domicile-travail, domicile-collège ou touristiques), des parkings relais ou des aires de covoiturage, le conseil départemental a mis en place la dotation départementale des mobilités alternatives (DDMA). En 2024, trois aménagements ont ainsi été soutenus :

  • liaison cyclable Lisle-Pezou-Fréteval (319 484 €) ;
  • liaison de Vineuil à Saint-Claude-de-Diray (215 714 €) ;
  • chaussée à circulation douce (« chaussidou ») à Chailles (26 864 €).

Le vélo en chiffres…

Le Loir-et-Cher, un département pionnier du tourisme à vélo.

LE LOIR-ET-CHER À VÉLO

d’itinéraires balisés.

prestataires labellisés « Accueil Vélo ».

de retombées économiques liées à La Loire à vélo.

(Source : Étude de fréquentation de La Loire à vélo 2022 – Indigo/CRT Centre-Val de Loire / Solutions & Co).

LES VOIES VERTES

budget consacré aux mobilités douces par le conseil départemental, de 2022 à 2032.

d’aménagement de voies vertes sur dix ans.

de voies vertes ont été réalisés par le département en juin 2025.

d’aménagements supplémentaires sont prévus après 2032.

(dotation départementale de mobilité alternative) ont été déposés auprès du département par des communes, communautés de communes ou d’agglomération depuis 2021. Cela correspond à 2 M€ de subventions, 25,3 km d’aménagements cyclables et quatre aires de covoiturage.

Le tourisme en chiffres…

Le département attire toujours plus de visiteurs régionaux et étrangers.

activité économique, avec un peu plus de 5 000 emplois salariés privés fin 2023.

millions de nuitées enregistrées dans les hébergements marchands en 2024 (3e département de la région pour les nuitées).

département de la région Centre-Val de Loire en nombre d’entrées dans les sites touristiques en 2024.

millions d’entrées dans les principaux sites touristiques en 2024, dont 1,9 million de visiteurs au ZooParc de Beauval (premier site de visite de la région) et 1,19 million au domaine national de Chambord (premier site patrimonial de la région).

site Web 100 % tourisme : val-de-loire-41.com

Tous en selle

L’Étoile cyclo et la P’tite Étoile

Le plus grand rassemblement cyclo-scolaire de France est organisé par l’Union sportive de l’enseignement du premier degré du Loir-et-Cher (Usep 41). Pendant cinq jours, il permet aux élèves de primaire de découvrir le département et son histoire à vélo avant de se retrouver à Chambord.

Randonnée Gravel

Sur les chemins de Sologne, cette randonnée, organisée par Vineuil sports cyclisme, réjouira les amateurs de nature et d’aventure. Plusieurs distances sont proposées en fonction du niveau de chacun.

Grand Prix cycliste de la Sologne des étangs

Organisée par le club Millan’Cyclisme, la course rassemble l’élite des cyclistes amateurs sur une distance de 180 km.
Support d’une manche de la coupe de France N1, son départ est donné depuis l’Écoparc de Neung-sur-Beuvron.

Fête des vendanges de Cheverny

Pédalez au coeur des vignes sur un circuit balisé de 30 km, profitez d’une pause gourmande dans un chai ou rencontrez des vignerons avec le syndicat des vins de Cheverny.

Tour du Loir-et-Cher

Évènement populaire fédérant des communes du département depuis 1960, le Tour du Loir-et-Cher (TLC) est une épreuve internationale par étapes, sur cinq jours, réservée aux jeunes coureurs cyclistes pro.

Fête du vélo d’Agglopolys

Depuis 2000, la Fête du vélo est organisée le premier dimanche de septembre par l’office de tourisme Blois-Chambord, avec le syndicat mixte du Pays des châteaux et la région Centre-Val de Loire. Cet évènement permet de découvrir les itinéraires cyclables de Blois-Chambord et de profiter de nombreuses animations sur des parcours de 30 à 40 km.

La Route d’Éole

Réservée aux jeunes coureurs U19 (Élite, Open, Access), cette épreuve proposée par l’association Les Amis de la route d’Éole se déroule sur deux étapes (100 km en ligne et contre-la-montre) autour de Fougères-sur-Bièvre.

Les Reines de la Cisse

Au départ de Veuzain-sur-Loire, cette course de niveau Élite, le plus haut niveau amateur, offre un parcours accidenté aux meilleures coureuses françaises.

Nocturne de Montoire-sur-le-Loir

Organisé par l’Union cycliste Montoire, ce critérium – l’un des plus anciens du département – fait la joie du public, qui regarde passer les coureurs à plus de 40 km par heure de moyenne.

Témoignages

SIMON, 28 ANS

« J’ai utilisé la voie verte Molineuf-Blois presque chaque jour pendant deux ans. Avant sa réalisation, je passais par la forêt pour venir à Blois, c’était dangereux, on pouvait croiser des animaux et il y avait parfois des conflits avec certains automobilistes. Je me demandais si la qualité du revêtement serait suffisante pour un vélo de route – je fais du triathlon – et si la voie serait bien entretenue. La réponse est oui ! On gagne du temps et c’est confortable, même l’hiver ; c’est rassurant, on se sent en sécurité. L’entretien est bien réalisé, c’est top (sinon, les feuilles ou l’herbe peuvent être glissantes). Le bitume est de qualité. Je ne retiens que du positif. Je l’emprunte maintenant plutôt le week-end et je l’utilise même pour courir. C’est aussi agréable. »

VALENTIN, 26 ANS

« Ma copine vit à Blois, je vais souvent la voir. Le week-end, je fais une sortie à vélo et j’emprunte la voie verte qui mène à Fossé pour quitter la ville. J’aime bien son côté très sécurisé, le long de la route départementale. J’utilise un vélo de route, donc le revêtement en tant que cycliste régulier est hyper important ; là, c’est très confortable, on sent qu’il est de qualité. Emprunter cette route me permet de joindre l’utile à l’agréable. C’est bon pour la planète et pour ma santé. »

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