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Sapeurs-pompiers, un engagement collectif

Le dispositif de secours du Loir-et-Cher repose sur une organisation structurée et évolutive, guidée par le schéma départemental d’analyse et de couverture des risques. Celui-ci permet d’adapter les moyens d’intervention à une activité marquée par le secours à personne, la lutte contre les incendies et les conséquences croissantes des aléas climatiques.
La modernisation des infrastructures et l’innovation technologique constituent des axes majeurs de cette stratégie.
En Sologne, un système inédit de surveillance des feux de forêt, fondé sur quatorze caméras équipées d’intelligence artificielle, assure une détection rapide des départs de feu. Ce dispositif protège près de 500 000 hectares de massif forestier grâce à une coopération renforcée entre le Loir-et-Cher, le Loiret et le Cher.
L’efficacité du modèle repose également sur la complémentarité entre sapeurs-pompiers professionnels et volontaires. Avec plus de 1 800 hommes et femmes engagés, la transmission des valeurs et des savoir-faire occupe une place centrale. Les sections de jeunes sapeurs-pompiers (JSP) constituent, à ce titre, un véritable vivier, préparant la relève et encourageant un engagement citoyen durable.
Les investissements constants en équipements et en infrastructures viennent soutenir cette ambition. L’acquisition de matériels performants (grandes échelles, véhicules spécialisés, outils de formation) s’accompagne de la mise en service prochaine d’une nouvelle caserne à Saint-Laurent-Nouan, équipée d’un bras élévateur articulé. Cette implantation stratégique renforcera la protection de sites majeurs du département, notamment la centrale nucléaire et le domaine national de Chambord.
Cette modernisation continue permet aux secours du Loir-et-Cher d’intervenir dans des conditions optimales, aussi bien au service de la population locale que lors des missions de solidarité nationale menées en appui d’autres départements métropolitains.

Philippe Gouet,
président du conseil départemental de Loir-et-Cher

Colonel hors classe Kharraz, directeur du SDIS de Loir-et-Cher.

FAIRE FACE AUJOURD’HUI ET DEMAIN

« Le SDIS 41 fait face à des enjeux considérables.
Nous devons à la fois maintenir, préserver la continuité opérationnelle et la distribution des secours et nous préparer à l’activité de demain, qui ira crescendo. Le vieillissement de la population et le dérèglement climatique sont les défis à relever, entre autres. Nous devons adapter notre maillage territorial à l’évolution du volontariat (disponibilité et structure), tout en améliorant notre réponse d’aujourd’hui et en préparant celle de demain. Développer le volontariat, adapter nos infrastructures à la féminisation de nos effectifs, poursuivre nos efforts vers la jeunesse, notamment au travers du cursus des jeunes sapeurs-pompiers.
L’intelligence territoriale est au rendez-vous grâce aux échanges avec le conseil départemental, mais aussi avec les communes, les EPCI1, et ce, au bénéfice de la population. Avec les partenaires de santé, également, et nous veillons à ce que notre contribution reste équilibrée.
Enfin, un point particulier nécessite notre implication, celui de la protection du patrimoine, un enjeu majeur de notre département. Le préserver n’a pas de prix, mais a un coût et, dans un contexte contraint, outre la recherche de marge de manoeuvre, nous nous tournerons également vers le mécénat. »

Colonel hors classe Mohammed Kharraz, directeur départemental, chef de corps du SDIS de Loir-et-Cher

QUEL NUMÉRO COMPOSER EN CAS D’URGENCE ?

Ces numéros d’urgence aboutissent au centre de traitement des alertes (CTA), véritable centre opérationnel départemental d’incendie et de secours. Si vous hésitez, composez le 112, l’opérateur analyse votre situation et vous transfère vers le service compétent. Bien indiquer votre nom, l’endroit où vous vous trouvez et le motif de votre appel.

MISSIONS RÉGLEMENTAIRES

Saviez-vous que les sapeurspompiers de Loir-et-Cher réalisent en moyenne une intervention toutes les vingt minutes ?

Les interventions peuvent se faire en milieu périlleux.

Quand on pense « sapeurs-pompiers », on n’a peut-être pas une image très complète de la réalité de leurs missions — au-delà de l’évidente prévention et lutte contre les incendies. Fixées par le Code général des collectivités territoriales (CGCT), les missions principales du service d’incendie et de secours (SDIS) sont réglementaires. Elles consistent en la prévention, la protection et la lutte contre les incendies (compétences qui leur sont exclusives). Le SDIS assure également d’autres missions, partagées avec d’autres services et professionnels : les secours et soins d’urgence aux

personnes, la protection et la lutte contre les sinistres et les catastrophes, l’évaluation et la prévention des risques technologiques. Les sapeurs-pompiers rendent enfin quelques services facultatifs, pour lesquels une participation aux frais peut être demandée aux bénéficiaires (transport sanitaire urgent à la demande du SAMU, destruction d’insectes, ouverture de portes, déblocage d’ascenseur…). En 2025, sur les 23 843 interventions des sapeurs-pompiers de Loir-et-Cher, 18 734 ont concerné des secours et soins d’urgence à la personne, 1 768 des incendies (de structure, de végétation…), 1 733 des accidents de la circulation et 1 608 des opérations diverses, souvent liées à des épisodes d’intempéries (pluie, tempête, grêle, inondation…).

Sapeur-pompier, un métier aussi féminin.

PROTÉGER LE PATRIMOINE CULTUREL

Le SDIS de Loir-et-Cher exerce également des missions de protection et de préservation du patrimoine culturel.

La protection du patrimoine, une facette moins connue du métier de sapeur-pompier.

Le SDIS de Loir-et-Cher exerce également des missions de protection et de préservation du patrimoine culturel.
En 2019, l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris a fait prendre conscience de la fragilité des monuments et de la nécessité d’anticiper les catastrophes et de travailler sur des solutions concrètes afin de protéger patrimoine et biens culturels. Une mission « protection du patrimoine » a donc été créée au niveau départemental, en 2024.

Le SDIS 41 est, en effet, directement concerné par cette question, le département ne manquant pas de monuments célèbres.
Le SDIS a signé deux premières conventions avec les châteaux de Chambord et de Blois. Il met à leur disposition ses compétences en matière de sécurité pour le montage de dossiers d’aménagement. Les sapeurs-pompiers et les personnels des châteaux s’entendent pour travailler ensemble en cas de sinistre, en déterminant à l’avance le rôle de chacun. Le SDIS forme au secourisme les agents de sécurité et, en retour, il bénéficie d’une sensibilisation à la manutention des oeuvres d’art par les conservateurs. Enfin, le SDIS et ses partenaires informent les propriétaires privés sur le sujet. Le SDIS a également réalisé, pour ces deux châteaux, ainsi que pour la cathédrale de Blois, la visualisation numérique des cheminements, des installations techniques et des différentes oeuvres qui s’y trouvent. Pour chaque site, les sapeurs-pompiers savent ainsi quelles oeuvres prioriser, évacuer, protéger, avec quels moyens humains, etc. La réalisation de ces plans sur support numérique a demandé des prises de vues détaillées, qui ont représenté neuf mois de travail à temps plein pour le seul château de Chambord. D’autres conventions avec des monuments historiques du département devraient suivre.

COMMENT DEVENIR VOLONTAIRE ET/OU PROFESSIONNEL ?

Parmi les 1 884 sapeurs-pompiers se relayant sur le territoire, 1 633 sont volontaires et 251 sont professionnels. Vous souhaitez les rejoindre ?

Deux types d’engagement existent pour un sapeur-pompier volontaire en Loir-et-Cher : l’engagement différencié (missions de secours d’urgence aux personnes uniquement) et l’engagement toutes missions (avec incendies et opérations diverses). Pour devenir pompier volontaire, comme 85 % des sapeurs-pompiers de notre département, il faut avoir entre 16 et 67 ans et remplir quelques prérequis administratifs. Pour postuler, prenez contact avec le chef du centre d’incendie et de secours le plus proche de chez vous. Vous serez inscrit à l’une des quatre matinées de recrutement annuel. Pour choisir ce métier de façon professionnelle, il faut être âgé de plus de 18 ans et remplir certaines conditions administratives. Différentes étapes et concours existent pour devenir sapeurpompier professionnel non-officier ou officier.

Kylian Bergeat, pompier professionnel et volontaire.

« Le métier qui me plaît le plus »

Le caporal Kylian Bergeat a 23 ans. Il est pompier professionnel à Blois nord et pompier volontaire à Cour-Cheverny.

«Je suis issu d’une famille qui baigne dans le milieu : mes parents, mes frères et soeurs, mon grand-père… C’est comme ça que m’est venue l’idée d’entrer, à mes 13 ans, chez les jeunes sapeurs-pompiers. C’est un cursus de quatre ans ouvert aux jeunes, qui permet d’accéder à l’engagement de sapeur-pompier volontaire. Il s’est déroulé à Gièvres, où je suis devenu pompier volontaire avant d’être muté à Cour-Cheverny. J’ai exercé cette fonction pendant mes quatre an
d’études avec, dans un coin de ma tête, l’idée de devenir professionnel. Il faut passer un concours de la fonction publique, je savais qu’il y aurait pas mal de boulot en termes de connaissances, de sport… En parallèle de mes études, je me suis préparé, j’ai passé le concours et je l’ai réussi. À la fin de mon cursus, j’ai été embauché par le SDIS 41. Je suis resté pompier volontaire, parce que je suis attaché à cet engagement. C’est compatible, beaucoup ont le double statut. J’ai la chance d’exercer le métier qui me plaît le plus. Je suis vraiment heureux. C’est un métier d’utilité publique pur et dur, très social, on se sent proche des personnes, de notre environnement. En plus, entre collègues, l’ambiance est bonne, on fait du sport, ce sont des choses très plaisantes qu’on n’a pas forcément la chance de pratiquer dans d’autres professions. Je me sens privilégié. »

DRONES : OPTIMISER LES DÉCISIONS, SÉCURISER L’HUMAIN

Pour appuyer, sécuriser et optimiser la prise de décision et le travail de ses équipes sur le terrain, le SDIS dispose de l’unité de drones Atlas 41.

L’unité de drones Atlas 41 a été créée en 2023.

Cette unité est composée de trois drones et de quatorze télépilotes répartis sur l’ensemble du territoire. Équipés de caméras thermiques avec vision nocturne, les drones peuvent, notamment, faciliter la recherche de victimes et permettre, grâce à leurs haut-parleurs, de converser à distance avec elles dans l’attente de leur sauvetage. Ils aident à anticiper l’évolution de sinistres et améliorent l’engagement des moyens. Leur utilisation contribue à faire baisser le temps d’intervention. Ils réduisent également les délais d’appréciation d’une situation. Sur un feu de forêt, par exemple, les drones vont fournir rapidement

Le SDIS mobilise ses drones, comme ici lors du Chambord Live.

une vision d’ensemble précise avec les axes de propagation. Ils permettent ainsi une prise de décision plus rapide et améliorent l’engagement des moyens. Dans l’ensemble, leur utilisation augmente la rapidité de réponse du commandement des opérations de secours, facilite et sécurise la conduite des opérations. Un pompier volontaire précise : « De la recherche de personnes sur de grandes étendues à l’aide à la décision face aux flammes, Atlas 41 est l’oeil technologique indispensable qui sécurise et accélère les interventions d’urgence. » L’équipement du SDIS 41 en drones opérationnels constitue un choix stratégique au service de la sécurité publique. Sur le plan financier, le drone représente un investissement maîtrisé, avec un excellent rapport coût-efficacité. Facilement déployable et peu coûteux à exploiter, il remplace des moyens plus lourds et offre des perspectives de mutualisation avec d’autres acteurs publics.

LA SAINTE-BARBE

La Sainte-Barbe, un évènement fédérateur.

Selon la légende, au IIIe siècle, en Orient, Barbara, fille d’un seigneur, se serait convertie au christianisme ; elle aurait, à cause de cela, été décapitée par son père. Ce dernier aurait été foudroyé, puis réduit en poussière. De là est née la « sainte du feu », qui est aujourd’hui célébrée en France le 4 décembre par les sapeurs-pompiers. Cet évènement fédérateur, où sont conviés les partenaires institutionnels, permet d’honorer les disparus, de renforcer le collectif et de remettre médailles et distinctions aux soldats du feu. Temps fort de l’année, la Sainte-Barbe met en lumière les valeurs républicaines d’engagement des sapeurs-pompiers.

UNE JEUNESSE ENGAGÉE

De jeunes Loir-et-Chériens s’engagent au SDIS avec l’aide du conseil départemental. Rencontre.

AIDE CONCRÈTE

Depuis 2023, afin de favoriser l’engagement citoyen des jeunes (13-18 ans), le conseil départemental apporte une aide concrète. Pour chaque inscription (90 euros) réalisée dans une section locale de l’union départementale des sapeurs-pompiers de Loir-et-Cher (UDSP 41), la collectivité s’engage à verser 41 euros. Cette aide a déjà bénéficié à plus de 200 jeunes Loir-et-Chériens. Rien de mieux pour promouvoir les valeurs citoyennes des futures générations.

DES COLLÉGIENS VOLONTAIRES

Les collèges Alphonse-Karr (Mondoubleau), Bégon (Blois), Saint-Joseph (Vendôme) et Clément-Janequin (Montoire-sur-le-Loir) ont des classes de cadets de la sécurité civile. Sur une année scolaire, les collégiens de 3e et 4e qui le souhaitent sont formés au secourisme, à l’évacuation de bâtiments recevant du public, à la manipulation d’extincteurs, etc. Ils découvrent également la multitude de métiers exercés au SDIS. L’objectif est de faire de ces jeunes de futurs citoyens engagés… et pourquoi pas de futurs sapeurs-pompiers ? Le SDIS intervient également dans la classe de défense du collège de Selles-sur-Cher, en animant le module « sécurité incendie ». En tout, cette année, 88 jeunes sont sensibilisés à la culture de la sécurité civile.

Christophe Boyer et Caesar, un « JSP » (jeune sapeur-pompier)

JEUNE SAPEUR-POMPIER (JSP), UNE PORTE VERS LE VOLONTARIAT

Il y a de nombreuses sections de jeunes sapeurs-pompiers (JSP) dans le département. « Chaque adolescent de 12 à 14 ans peut aller frapper à la porte d’un centre de secours qui a une section de JSP pour demander à intégrer ses rangs », explique Christophe Boyer1, animateur de JSP à la section d’Onzain. La formation dure quatre ans, souvent le samedi matin ou après-midi. « À son issue, ils ont vu absolument tout ce qu’un pompier volontaire est en mesure de faire. On travaille avec le même matériel que les pompiers. La formation est complète et professionnalisante. » Les sessions durent quatre heures : deux heures de théorie ou pratique de manoeuvres et deux heures d’activités sportives. Cæsar, 15 ans, en dernière année de JSP : « Ce que je préfère, ce sont les manoeuvres et le sport. La théorie, c’est bien. Mais la pratique, c’est mieux. » S’il obtient son brevet national de jeune sapeur-pompier à la fin de l’année, Cæsar pourra devenir sapeur-pompier volontaire. Il a hâte. D’autant qu’il a déjà eu à pratiquer les premiers secours sur son grand-père, victime d’un accident. « C’est arrivé juste après un cours de JSP, se souvient Christophe Boyer. Il a été très efficace, il a fait les bons gestes en attendant l’arrivée des secours. »

L’UNION, L’ESPRIT SOCIAL

L’union départementale des sapeurs-pompiers est une association loi 1901. À l’origine (1898), c’était une caisse de secours qui servait à aider financièrement les familles des sapeurs-pompiers après un drame en intervention ou en manoeuvre. Aujourd’hui, l’esprit social demeure.

Le commandant Richard préside l’UDSP 41.

« S’il ne restait qu’une chose à l’union, ce serait l’esprit social », explique le commandant Richard, président de l’union départementale des sapeurs-pompiers de Loir-et-Cher (UDSP 41). « Les orphelins, les financements, les aides, les accompagnements, les pompiers en difficulté… On est là pour essayer d’apporter des solutions en cas de difficulté. » L’union dispose ainsi d’une assurance complémentaire à celle du service. Si quelqu’un est brûlé en intervention, l’assurance du SDIS prendra en charge un certain nombre de choses, celle de l’union viendra en complément.

Au-delà de ce volet social, l’union détient les agréments pour la formation en secourisme du grand public (GQS, PSC, PSE 1, PSE 2, SST…), les formations incendie dans les entreprises et la formation des JSP dans les centres de secours. Elle défend, si nécessaire, l’image des sapeurs-pompiers à travers des communiqués ou des actions en justice. Si les sapeurs-pompiers professionnels ont des syndicats, les volontaires n’en ont pas. C’est donc l’union qui prend leur défense. Elle siège dans des instances administratives, organise des manifestations sportives, dispose d’un étang pour ses adhérents et les amicales, d’un camping sur l’île de Ré (réductions adhérents), contribue à la fabrication des calendriers pour les amicales qui n’en ont pas les moyens, bref, c’est une association multitâche. L’UDSP 41 compte 3 000 adhérents : actifs, jeunes et anciens sapeurs-pompiers, ainsi que du personnel administratif et technique (assistantes de direction, secrétaires, mécaniciens, électriciens…).

Remise de médaille par l’amicale des sapeurs-pompiers.

LES AMICALES ET LE RÉSEAU

Dans chaque caserne, il y a une amicale. « C’est ce qui fait la particularité des pompiers en France. C’est historique, elles existent depuis 1880 », précise le commandant Richard. Chaque amicale adhère à l’union. Toutes les unions adhèrent à l’union régionale et les unions régionales souscrivent à la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, qui compte 290 000 adhérents. L’amicale organise des animations, renforce le lien collectif et défend les droits des sapeurs-pompiers.

VINEUIL : UN CENTRE DE FORMATION PERFORMANT

Depuis 2017, le SDIS dispose, à Vineuil, d’un centre très complet consacré à la formation des sapeurs-pompiers loir-etchériens et d’autres départements. L’un de ses bâtiments, appelé « la maison à fumées », est consacré à la simulation. Il contient une dizaine de points feu à énergie gaz, maîtrisés par le formateur. Ils permettent de placer les apprenants en situation réelle avec des points feu dans une cuisine, une chambre ou un salon. Le site comprend également une dizaine de plateaux techniques qui mettent les futurs sapeurs-pompiers en situation : accident de la route, gestion des accidents de risque chimique ou radiologique, gestion du gaz, mise en situation d’effondrement, recherche de victimes… ainsi qu’un réseau électrique factice.

UN NOUVEAU PLATEAU TECHNIQUE

Caisson « simulateur feu réel ».

Vient s’ajouter à cet ensemble de plateaux techniques celui des caissons « simulateurs feu réel » mis en place depuis l’été 2024. La première partie de ce module consiste en une phase d’observation des phénomènes thermiques reproduits dans un caisson (évolution des fumées, embrasements de fumées, développements de feu). La deuxième partie est un caisson de progression qui met les stagiaires en situation d’apprentissage de feux réels et leur permet de ressentir les phénomènes de chaleur liés aux fumées et au rayonnement incendie.

Les sapeurs-pompiers évoluent dans un espace enfumé (fumées chaudes et opaques, issues de la combustion du foyer). À noter : les fumées émises par ce caisson sont aspirées et traitées avant d’être rejetées.
Le centre de Vineuil forme également des pompiers d’autres départements et dispense des formations à des entreprises ou des collectivités (secourisme, manipulation d’extincteurs, etc.). C’est aussi un lieu d’accueil de conférences, séminaires, évènements d’entreprises (amphithéâtre de 300 places, salles de cours…) et de manifestations d’envergure régionale ou nationale.

BRAS ÉLÉVATEUR AÉRIEN

Depuis le début du mois de janvier, les sapeurs-pompiers de Loir-et-Cher suivent une formation intensive pour maîtriser un nouveau bras élévateur articulé (BEA). Cet outil de pointe se distingue par sa portée exceptionnelle de 46 mètres, spécialement adaptée aux interventions complexes sur des édifices de grande hauteur, comme la cathédrale de Blois, le château de Chambord ou le centre nucléaire de production d’électricité (CNPE) de Saint-Laurent-Nouan.

Exercice au château royal de Blois.

NOUVEAUX CENTRES DE SECOURS

Depuis plusieurs années, le SDIS 41 et ses partenaires regroupent leurs effectifs sur de nouvelles casernes. Objectif : une organisation plus structurée et performante. Exemples.

Caserne de Neung-sur-Beuvron.

Le centre de secours et d’incendie de Villemorant a été inauguré le 20 septembre 2025. Ce bâtiment de 720 m2 réunit les centres de Montrieux-en-Sologne et de Neung-sur-Beuvron.
Près de 40 pompiers volontaires se trouvent sur place et une section jeunes sapeurs-pompiers y est installée. Cette caserne est aujourd’hui dirigée par le capitaine Mickaël Métivier.
Coût total : 1,96 million d’euros

Le 21 juin 2025, le centre d’incendie et de secours Rochambeau, regroupant les équipes de Thoré-la-Rochette et de Villiers-sur-Loir, était inauguré. Cette caserne de près de 900 m2 compte une trentaine de sapeurs-pompiers, dont des jeunes (JSP). Elle abrite trois véhicules et peut compter jusqu’à 45 personnes.
Ce site est dirigé par le lieutenant Éric Laroche.
Coût total : 1,3 million d’euros (sans les véhicules)

Caserne de Villiers-sur-Loir.
Caserne de Saint-Laurent-Nouan.

Le centre d’incendie et de secours du Grand Chambord, qui regroupe les sites de Muides-sur-Loire et de Saint-Laurent-Nouan, sera opérationnel avant l’été. Doté d’une douzaine de véhicules, il possède un bras élévateur aérien (voir ci-contre) de 46 mètres (d’un coût de 1 M€), le plus haut de la région Centre-Val de Loire.
Cette caserne est financée par le conseil départemental, les communes du Grand Chambord, l’État et EDF.
Coût total : 4,6 millions d’euros

À VENIR

Lamotte-Beuvron : le chantier du futur centre de secours et d’incendie devrait débuter au second semestre 2026. Livraison prévue en 2027.

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