Depuis bientôt sept ans, le département de Loir-et-Cher parraine le sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Terrible, basé à Brest. Pour renforcer encore ce lien avec la marine nationale, le département a impulsé, fin 2022, la préparation militaire marine (PMM) « Amiral Storelli », une formation unique et diplômante, destinée aux 16-21 ans. La première promotion (2023-2024) comportait 15 stagiaires ; la deuxième (2024-2025) est montée en puissance avec 19 stagiaires, dont 40 % de jeunes femmes. Depuis septembre, ces derniers se sont retrouvés durant dix week-ends d’instruction au lycée Ampère, de Vendôme. Chef du centre de la PMM dans la cité vendômoise, le lieutenant Grégory Tatoyan affirme : « On a une très belle promotion, avec une bonne cohésion. Je suis très fier d’eux. La moitié des jeunes envisage d’ailleurs une carrière dans la marine nationale. »
Des journées mémorables
Pour compléter cette formation, un séjour a été organisé, en février, sur la base opérationnelle de l’île Longue, située en rade de Brest.
Les stagiaires ont passé deux jours à bord du sous-marin Le Terrible avec Philippe Mercier, vice-président du conseil départemental chargé du parrainage du sous-marin, et Pascal Bioulac, vice-président. « C’était incroyable. Je recommencerais sans hésiter », témoigne Audrina.
Un rendez-vous a ensuite été fixé le dimanche 9 mars au château de Rochambeau, à Thoré-la-Rochette. Ce jour-là, une cérémonie a mis à l’honneur les stagiaires de la deuxième promotion, avec la remise du fanion de la préparation militaire marine par les autorités militaires.
Rendez-vous à la rentrée de septembre avec une nouvelle promotion de la PMM.
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« L’armée, dans sa globalité, est un univers qui m’attire depuis l’école primaire. J’ai toujours eu un attrait pour l’uniforme. J’aime cet esprit de groupe, le dépassement de soi. Je pratique le rugby depuis dix ans, on retrouve des valeurs communes. Cette formation m’a apporté beaucoup de connaissances militaires, marines et des valeurs positives de cohésion et de discipline. On est dans un bon groupe. »
Paul-William, lycéen, 16 ans
« J’ai commencé la préparation militaire marine pour valider ma mission d’intérêt général avec le SNU(1). J’étais intéressée également par l’armée, je voulais en apprendre davantage, j’étais curieuse. Cette formation m’a apporté beaucoup de discipline, de rigueur surtout ; j’ai appris la cohésion, le fait qu’il faut toujours se donner les moyens de faire des choses. Nous avons une section très soudée, on s’entraide. On est là parce qu’on le veut, on n’est pas obligés, ça joue beaucoup.
Être une femme ne change rien, il n’y aucune discrimination, nos gradés sont très à cheval là-dessus, ils veulent favoriser la mixité. Dans la marine, les femmes sont minoritaires, elles sont acceptées dans un sous-marin depuis deux ans seulement, mais ça va changer. Favoriser la mixité va prendre du temps. Récemment, nous avons eu la chance de visiter le sous-marin lanceur d’engins Le Terrible : c’était vraiment incroyable, on a appris beaucoup de choses très intéressantes. Je recommencerai sans hésiter !
J’ai choisi mon orientation au sein de la marine nationale : je vais arrêter mes études (je suis en seconde au lycée Ronsard), car c’est un peu compliqué. Je compte m’engager en août dans les sous-marins, à Brest (il faut avoir 17 ans, je les aurais le 2 août). Je serai en formation sur la base marine et, à 18 ans, je pourrai embarquer. Ma famille est très fière de la PMM et vient à chaque cérémonie organisée. Je suis la première à m’engager. »
(1) Service national universel, mis en place en 2019.
Audrina, 16 ans




