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Boutique gratuite

Blois
5 octobre 2026
Temps de lecture : 3 minutes

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Boutique gratuite

Une boutique tournée vers l’entraide et le social

Valérie Denis et Émilie Ferré

Emilie Ferré, présidente de l’association Comme tu V-E et Valérie Denis, coordinatrice de l’activité se sont rencontrées à la ressourcerie de Tavers (Loiret). « Nous voulions réaliser un projet ensemble tourné vers le social, l’entraide, deux choses qui nous tiennent à cœur. » Les deux amies sont motivées. L’association Comme tu V-E est créée et débute son activité à Lailly-en-Val (Loiret). Test concluant, mais la nécessité de trouver un local plus pérenne pour la confirmer s’impose.

C’est à Josnes en Loir-et-Cher, au 38 Grande Rue qu’elle le trouvera. « Lorsque nous avons rencontré Catherine Baudouin, maire, il ne lui a pas fallu plus de cinq minutes pour adhérer. Elle nous a tout de suite dit : “J’ai quelque chose pour vous” », raconte Emilie Ferré.
L’activité se voit, depuis, largement confirmée puisqu’entre 70 et 80 familles de Josnes et des alentours rendent visitent régulièrement à l’association.

« La fourchette d’âge est très large et aucune condition de ressources n’est imposée, la gratuité, elle, est pour tous. Le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux fonctionnement bien. La boutique répond aux attentes des gens de pouvoir s’équiper gratuitement, notamment pour tout ce qui concerne les jeunes enfants. Le budget qui ne passe pas dans les vêtements permet d’améliorer le quotidien par ailleurs. »

Des quotas établis chaque semaine

Au niveau de la collecte, « nous avons été clairs dès le début ; lorsque nous ne prenons pas, les gens comprennent. Nous demandons à ce que les vêtements, comme les chaussures, soient propres, en état, réemployables et de saison. Pour la décoration, si elle est en état, nous prenons même si elle est vintage. Ce qui ne plaît pas à l’un peut plaire à l’autre », précise Valérie Denis. « Quand nous avons un doute, on se pose la question : “est-ce que je le prendrai pour moi ?”

Cela aide à faire le tri ! Nous ne prenons rien à réparer ou à nettoyer. » Chaque semaine, selon la nature de la collecte, les quotas par personne sont définis et affichés. « Exemple : un jouet par famille, de façon à satisfaire le plus grand nombre. »
Les dons se font sans contrepartie. Si l’association ne prend pas les meubles, en revanche, elle sert d’intermédiaire en affichant les petites annonces déposées par certains. « Et si nous entendons parler de quelqu’un qui cherche quelque chose comme un vélo, une poussette… on fait suivre la recherche dans notre réseau. C’est le système D ! »

Quinze bénévoles contribuent à faire vivre l’association et les uns et les autres s’activent dans une joyeuse ambiance. « Nous pourrions envisager d’ouvrir une deuxième journée dans la semaine, à la condition que cela ne devienne une corvée », souligne Emilie Ferré.
« Nous avons tous plaisir à nous retrouver, cela doit rester ainsi. » Capucine Beauchamp

Photos : CD 41/L. Alvarez

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